Le rachat du japonais Niles confirme la vigueur retrouvée de Valeo
La confiance est de retour chez Valeo. Conforté par un bon exercice 2010, dont les résultats seront publiés ce soir après la clôture de la Bourse, l’équipementier automobile vient de conclure avec le rachat du japonais Niles sa plus grosse acquisition depuis janvier 2005 et la reprise de l’activité contrôle électronique moteur de Jonhson Controls. D’un montant total de 320 millions d’euros, l’opération met ainsi fin à six années blanches au cours desquelles Valeo aura été ébranlé par une bataille entre actionnaires et dirigeants et par une crise sectorielle d’une vigueur sans précédent. L’entrée du Fonds stratégique d’investissement au capital en février 2009 et la reprise du marché mondial de l’automobile, en particulier dans les pays émergents, a remis Valeo sur les rails.
L’acquisition de Niles auprès de la société d’investissement belge RHJ (78%) et de Nissan (22%) vise à renforcer la présence du groupe dans les pays émergents. Le Japon, où l’entreprise a été créée en 1954, représente encore 73% du chiffre d’affaires annuel de Niles (41,5 milliards de yens, soit 329,5 millions d’euros au 31 mars 2010). La Chine et la Thaïlande pèsent 12% des ventes mais leur poids devrait progressivement augmenter alors que les activités industrielles de Niles aux Etats-Unis ont été délocalisées fin 2009 vers l’Asie afin de transformer l’unité américaine en centre de distribution.
Une réorganisation payante. Spécialisée dans les interrupteurs et les capteurs, Niles est repassée dans le vert en 2010. Selon les documents publiés par RHJ, l’équipementier japonais a dégagé un bénéfice d’exploitation de 15,2 millions d’euros contre une perte de 11,1 millions un an auparavant. Sa marge annuelle d’Ebitda s’élevait à 13,2%, contre 11,8% pour Valeo, ce qui fait dire au groupe français que l’acquisition aura un impact positif sur les résultats dès la première année.
Valeo a précisé à L’Agefi que cette acquisition est financée par sa trésorerie qui s'élevait à 1,13 milliard d’euros à fin juin 2010. Le groupe versera 138 millions en numéraire à RHJ et 35 millions d’euros à Nissan. Le montant de reprise de dette s’élève ainsi à 146 millions d’euros. Au 30 septembre 2010, Niles disposait d’une trésorerie de 38,8 millions d’euros avec une dette de 134,1 millions. Le taux d’intérêt réel appliqué à ses lignes de crédit s’élevait à 3,55%, précise RHJ.
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