Le quasi-doublement du résultat trimestriel de General Motors ne convainc pas le marché
General Motors a presque doublé son bénéfice au deuxième trimestre et dépassé les attentes des marchés, à la faveur d’une augmentation de sa part de marché, notamment aux Etats-Unis, sans toutefois convaincre les observateurs. Les investisseurs craignent en effet des difficultés économiques et le prochain retour en grâce des concurrents japonais du numéro un américain de l’automobile.
Le bénéfice net est ressorti à 2,52 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit 1,54 dollar par action, contre 1,33 milliard et 0,85 dollar par titre un an auparavant. Le chiffre d’affaires est ressorti en hausse de 19% à 39,4 milliards, mieux que les 36,74 milliards anticipés par le consensus Reuters.
«C’est un trimestre solide qui montre que la convalescence de GM est en bonne voie», a néanmoins souligné Matt Collins, analyste chez Edward Jones. Ce spécialiste a ajouté qu’avec «le retour des constructeurs automobiles japonais sur le devant de la scène et une économie qui semble marquer le pas, c'était le mieux qu’ils puissent faire cette année».
Accompagné de plusieurs cadres du groupe, le directeur général Dan Akerson a déclaré que General Motors avait suffisamment réduit ses coûts pour se mettre à l’abri d’une éventuelle rechute de l'économie américaine en récession. Le groupe pourrait devoir faire face à un premier test qui témoignera de ses capacités de résistance si l'économie américaine replongeait en récession. «Le niveau d’incertitude s’est accru, mais nous avons essayé, et nous avons réussi, à placer assez bas notre seuil de rentabilité, avec un bilan solide, pour pouvoir faire face à n’importe quel scénario», a affirmé le directeur financier Dans Ammann. GM tente de s’introduire sur le marché des petits véhicules économes en carburant, où il dispose déjà de la Chevrolet Cruze. Une bonne partie de ses profits repose toutefois encore sur le segment plus rentable des pick-up.
Les résultats annoncés ce jeudi portent sur le deuxième trimestre complet du groupe depuis son retour à Wall Street en novembre dernier et sa restructuration, qui suivait la faillite subie en 2009. L’Etat américain avait alors versé 52 milliards de dollars pour remettre en route General Motors. Il détient encore à ce jour 32% des actions ordinaires du groupe.
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