Le prix de cession de Redcats par PPR tournerait autour de 1,3 milliard d’euros
Ouverte depuis 2009, la cession de Redcats par PPR est entrée dans une phase plus active. Le groupe de luxe et de distribution a présenté sa filiale de vente à distance (La Redoute, Cyrillus…) à plusieurs grandes banques dans la perspective d’une cession au second semestre 2011, ont indiqué vendredi Les Echos. «Le processus suit son cours selon le calendrier prévu», a répondu la direction de PPR. Elle avait récemment annoncé sa volonté de trouver un acquéreur d’ici la fin de cette année. Rothschild a été chargé du dossier de vente.
Considéré comme peu attrayant à l’origine, en raison d’une faible marge (4,8% en 2010), et d’un portefeuille d’activités extrêmement varié (17 marques vendues dans 30 différents pays, grâce à une trentaine de catalogues et une soixantaine de sites internet), Redcats représenterait finalement, selon plusieurs analystes, une bonne cible pour un fonds d’investissement, dans un contexte de consommation stabilisé. Le repreneur pourrait en effet réorganiser voire céder par la suite plusieurs actifs repris dans la corbeille. A la différence de CFAO, mis en Bourse début 2010 par PPR, Citigroup, par exemple, ne croit pas à une introduction en Bourse de Redcats, notamment en raison de l’hétérogénéité des actifs composant son portefeuille.
De fait, plusieurs prétendants, essentiellement des fonds d’investissement, auraient déjà commencé l'étude du dossier Redcats. Les noms de Carlyle, Permira, BC Partners ou TPG, qui serait allié à PAI, sont évoqués. CVC, Cinven ou Bain sont également cités. La présentation de documents plus détaillés dans le courant du mois de juillet devrait permettre aux banques de monter un plan de financement plus précis. Reste à trouver le bon prix.
Selon Citigroup, la filiale vaudrait au mieux 1,3 milliard d’euros. Mais d’après le scénario central de l’analyste, soit en retenant un multiple de 6,5 fois le résultat d’exploitation, le prix serait plus proche de 1,1 fois. A 8 fois le résultat d’exploitation estimé pour 2011 (184 millions d’euros selon Oddo), le prix monterait à 1,47 milliard.
La cession de Redcats, comme celle de la Fnac, également sur les tablettes du groupe, doit permettre à PPR de gagner en marge de manœuvre pour pouvoir réaliser de nouvelles acquisitions dans le luxe ou les marques dites «life style». Après les cessions de Redcats, de la Fnac et du solde du capital de CFAO, le groupe disposerait, selon Citigroup, de 4 à 6 milliards d’euros pour faire des achats.
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