Le président de Renault veut renforcer l’Alliance avec Nissan
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Agefi-Dow Jones
Jean-Dominique Senard, le président de Renault
-
Crédit Olivier Martin Gambier.
Le président du conseil d’administration de Renault, Jean-Dominique Senard, a appelé mercredi à renforcer l’Alliance avec les partenaires japonais Nissan et Mitsubishi. «Il n’y aura pas de réussite du groupe Renault sans réussite de l’Alliance», a affirmé Jean-Dominique Senard au début de l’assemblée générale du constructeur automobile français. Les actionnaires ont approuvé à 90,9% sa nomination en tant qu’administrateur du groupe. L’AG est toujours en cours à 18 heures.
Reconnaissant qu’un «climat tendu» avait pu être perçu au sein de l’Alliance, le président de Renault a affirmé que «rien [n'était] irréparable» et qu’il fallait ainsi restaurer» une confiance «entamée».
«La confiance ne se décrète pas, elle se gagne. Cela demande de la patience et des efforts de chaque côté», a fait valoir Jean-Dominique Senard. «La priorité est d’aller vers une Alliance, vivante, agile et renforcée», a-t-il expliqué.
Les tensions entre Nissan et Renault se sont cristallisées un peu plus lundi lorsque le groupe japonais a confirmé que son allié français lui avait fait part de son intention de ne pas approuver sa nouvelle gouvernance lors de l’assemblée générale de Nissan, le 25 juin. Le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, avait jugé «regrettable» la position de Renault.
Selon Jean-Dominique Senard, il suffira que Nissan accepte que les deux administrateurs de Renault siègent dans des comités pour que Renault approuve la nouvelle gouvernance.
Jean-Dominique Senard reste au volant
Par ailleurs, alors que l’échec des discussions avec Fiat Chrysler avait également fragilisé sa position, Jean-Dominique Senard, «n’a pas l’intention de démissionner», a indiqué une source proche du dossier à l’agence Agefi-Dow Jones.
Jean-Dominique Senard a envisagé de démissionner après le retrait de la proposition de fusion de Fiat Chrysler, la semaine dernière, mais il s’est ravisé après avoir reçu des messages de soutien de la part de membres du conseil d’administration et du gouvernement, avait préalablement indiqué une personne de son entourage au Wall Street Journal.
De son côté, l’agence Reuters a rapporté mercredi que le président de la République, Emmanuel Macron, avait refusé de recevoir le responsable, dans un contexte de tensions persistantes avec Nissan.
«Il n’y a jamais eu de la part de Renault de demande officielle de rencontre avec Emmanuel Macron», a indiqué un porte-parole de Renault à l’agence Agefi-Dow Jones. Contacté, l’Elysée n'était pas en mesure d’apporter un commentaire dans l’immédiat.
Enfin, sans surprise, les actionnaires de Renault ont rejeté à 88,66% les éléments de rémunération de l’ancien PDG, Carlos Ghosn, au titre de 2018. Ils ont approuvé à 89,71% ceux pour 2019.
Le premier constructeur chinois de voitures électriques a trouvé dans les exportations une réponse commerciale efficace pour relancer ses ventes et circonscrire la guerre tarifaire sur son marché domestique.
Le premier constructeur automobile allemand cherche à adapter son profil de production pour redevenir compétitif. Syndicats, actionnaires et direction rivalisent de projets quant à l’ampleur des suppressions d’emplois à consentir. Avec la question sous-jacente des fermetures d’usines en Allemagne.
Les acteurs du crédit automobile rivalisent pour conclure des partenariats pour accompagner l’arrivée et la montée en puissance des constructeurs chinois.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Samedi 29 août, aux journées d'été du PS, le candidat à la présidentielle François Ruffin s’en est pris à la primaire du PS et de Place publique. Il y voit « une démarche presque antipopulaire »
Vendredi 28 août au soir, un important incendie a été provoqué par une frappe de drone russe, qui visait un entrepôt contenant des explosifs en périphérie de Kiev. Le bilan s'est alourdit à 37 morts, selon Timur Tkatchenko, le chef de l’administration militaire régionale