Le premier actionnaire de Mr Bricolage ne veut pas d’un rachat par Bricorama
Mr Bricolage a échoué dans son rapprochement avec Kingfisher. Le groupe de magasins de bricolage ne veut pas non plus d’un rachat par Bricorama. Son principal actionnaire, l’ANPF (Association nationale des promoteurs du «faites-le-vous-même»), à la tête de 41,9% du capital, a rejeté la proposition. «Le conseil d’administration de l’ANPF, informé de l’offre indicative de Bricorama, a souhaité l’inscrire dans une réflexion plus large à mener sur sa nouvelle stratégie et de ne pas y donner suite», a tranché la société dans un communiqué.
L’ANPF, qui représente les affiliés et adhérents de Mr Bricolage, est majoritaire au conseil d’administration. «Il n’y a jamais eu de négociations» et «il n’y a pas aujourd’hui de discussion en cours», a appuyé Mr Bricolage.
Conscient des tensions créées par l’échec du rachat par Kingfisher, et connaissant parfaitement son concurrent pour avoir débuté sa carrière sous une enseigne Mr Bricolage, Jean-Claude Bourrelier, le président de Bricorama, a tenté une offre «opportuniste» selon un bon connaisseur du dossier. Le prix de 15 euros par action, valorisant Mr Bricolage 155,8 millions d’euros, le même que celui offert l’an dernier par Kingfisher, avait toute les chances de convaincre la famille Tabur. Celle-ci est vendeuse de sa part de 26% du capital.
Des contacts jugés «constructifs» par une source proche ont eu lieu ces dernières semaines entre les directions des deux groupes. Mais le départ précipité la semaine dernière de Jean-François Boucher de son poste de PDG de Mr Bricolage a rompu le fil. Son départ ne serait pas lié aux discussions avec Bricorama, mais la conséquence de l’échec du projet avec Kingfisher. Pour relancer le groupe, l’ANPF a changé ses représentants au conseil de Mr Bricolage et entend aujourd’hui miser sur sa stratégie d’indépendance.
Ce rapprochement aurait été «créateur de nombreuses synergies opérationnelles par la complémentarité des savoir-faire respectifs des deux groupes et de leurs réseaux de magasins», est persuadé Bricorama. Ce dernier détient 3% du marché, environ quatre fois moins que son concurrent. Selon une source proche, le rapprochement n’entraînerait aucune fermeture de magasins, contrairement au projet avec Kingfisher. Avec ces arguments, la direction de Bricorama ne désespère pas convaincre l’ANPF de revoir sa position dans les prochains mois.
Plus d'articles du même thème
-
Les pétroliers américains préparent le terrain à des périodes moins fastes
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026. -
La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
La plateforme d'échanges de cryptomonnaies multiplie les initiatives pour diversifier son offre. Toutefois, ses résultats financiers restent à la merci du cycle de la première des cryptomonnaies. -
En août, vos opérations de change peuvent vous coûter beaucoup plus cher
Comme chaque semaine, retrouvez le coup d’oeil de DeftHedge sur le marché des changes.
ETF à la Une
Pimco lance un nouvel ETF Ucits
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- Les investisseurs troquent leurs carrés Hermès contre des sacs Gucci
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Clap de fin pour plusieurs plateformes historiques d'échange crypto
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient : plusieurs ambassades américaines appellent leurs ressortissants à « envisager de quitter » la région
Les représentations américaines en Jordanie, en Israël et en Irak ont demandé samedi à leurs ressortissants de se préparer à quitter la région en cas d'escalade. L'avertissement intervient alors que Donald Trump menace de frapper l'Iran « très fort » et que de nouvelles attaques touchent le Koweït et le détroit d'Ormuz -
Perte sècheA cause des effets des canicules sur le Rhin et le Danube, le prix du transport fluvial explose en Allemagne
Les longues barges transportant des matières premières doivent réduire drastiquement leur chargement pour pouvoir circuler dans de faibles niveaux d'eau. -
Après l’afflux record de migrants à Ceuta, l’Europe s’alarme et se déchire
L’arrivée de quelque 60 000 personnes dans l’enclave espagnole de Ceuta a provoqué une crise politique à l’échelle européenne. L’Italie, la Finlande et le Danemark réclament un durcissement des mesures contre l’Espagne, tandis que la France, l’Allemagne et Bruxelles privilégient le soutien à Madrid et le renforcement des frontières extérieures