Le pôle industriel ternit les résultats de General Electric
La faiblesse des activités industrielles de General Electric (GE) a éclipsé la bonne tenue de son bénéfice net au troisième trimestre. Le bénéfice par action des activités poursuivies affiche une hausse de 32% à 29 cents, soit 7% au-dessus du consensus. Attendu quasiment stable, le chiffre d’affaires consolidé a de son côté affiché un recul de 5% à 35,9 milliards de dollars.
Dans les infrastructures technologiques, la santé est la seule division à avoir enregistré une progression du chiffre d’affaire et du bénéfice d’exploitation, alors qu’ils sont tous deux ressortis en baisse dans les moteurs d’avions et les locomotives. Les ventes du pôle infrastructures d’énergie ont chuté de 15% avec un bénéfice d’exploitation étale.
«Pour la première fois en huit trimestres, nous avons constaté une progression des commandes à la fois dans les équipements et les services», indique le PDG Jeff Immelt. Bien que les commandes nouvelles d’équipements aient crû de 9% en rythme annuel, on constate en fait un ralentissement par rapport à la hausse de 17% enregistrée à fin juin, le carnet de commandes étant stable à 172 milliards d’un trimestre sur l’autre.
La restructuration du pôle financier de GE (GE Capital) continue de porter ses fruits avec un bénéfice net de la filiale en hausse de 19,3% à 871 millions malgré un chiffre d’affaires en repli de 3% à 11,6 milliards. Ceci devrait rendre moins pressant tout besoin de recapitalisation de la part de la maison-mère, d’autant plus que la baisse des provisions pour créances douteuses a concerné l’ensemble du portefeuille de crédit.
«Un GE réorganisé devrait afficher une croissance de ses résultats et de ses dividendes en 2011 et par la suite», pronostique Jeff Immelt. Avec un cash flow trimestriel de 3,8 milliards généré par ses activités industrielles, le groupe américain compte atteindre un objectif de 14 à 15 milliards sur l’ensemble de l’exercice, situé «dans le haut de ses attentes». Il n’en reste pas moins que sur neuf mois, ce cash flow affiche un repli de 11% à 10,1 milliards.
«Je redoute pour l’ensemble du secteur manufacturier que cela soit un peu un signe avant-coureur», juge Peter Sorrentino, gérant de portefeuille chez Huntington Asset Advisors. L’action, qui avait progressé de 14% depuis le début de l’année, reculait de 5 % à 16,3 vendredi à la clôture des bourses européennes.
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