Le plan de survie de SAS devra être rapidement approuvé par les syndicats

La compagnie scandinave prévoit 3 milliards de couronnes suédoises de cessions. Sa facilité de crédit revolving sera étendue jusqu’en mars 2015
Yves-Marc Le Reour

SAS a présenté hier un plan de réorganisation considéré comme celui de la dernière chance par la compagnie scandinave qui accumule les pertes depuis 2008. Sur l’exercice en cours abrégé à 10 mois (janvier-octobre), elle prévoit désormais un bénéfice avant impôts «légèrement négatif» avant prise en compte des coûts de restructuration et éléments non récurrents.

Le transporteur précise que ces charges exceptionnelles seront comprises cette année «entre 900 millions et un milliard» de couronnes suédoises (entre 105 et 117 millions d’euros), sur un total de 1,5 milliard de couronnes.

Ces charges de restructuration seront financées par des économies supplémentaires de 3 milliards de couronnes sur 2 ans, générées par son nouveau plan baptisé «4 Excellence Next Generation (4XNG)». Celui-ci renforce le précédent plan («4 Excellence») engagé à l’automne 2011, qui prévoyait une amélioration du bénéfice avant impôt de 5 milliards sur 4 ans. Outre des baisses de salaires et la suppression de 800 postes, le nouveau plan organise le passage d’un système de retraite à prestations définies à un système à cotisations définies. Ce changement «réduira de 19 milliards les engagements du groupe», soit une baisse de 58% par rapport au montant actuel.

La compagnie prévoit par ailleurs 3 milliards de couronnes de cessions d’actifs, incluant la vente de l’aéroport régional de Widerøe en Norvège, la cession de participations immobilières et celle des activités de manutention. SAS devrait également bénéficier d’une flexibilité accrue grâce à la prolongation, jusqu’au 31 mars 2015, d’une facilité de crédit existante de 3,1 milliards de couronnes, dont le montant a été porté à 3,5 milliards en échange de l’annulation de crédits bilatéraux de 1,25 milliard.

Cette ligne revolving lui a été accordée par sept banques, par les trois Etats scandinaves qui contrôlent 50% de SAS et par la fondation Wallenberg qui détient 7,6% de son capital. Sa mise à disposition sera soumise à l’aval des Parlements concernés et à celui des syndicats. Ceux-ci devront signer les nouveaux accords collectifs avant une prochaine réunion du conseil d’administration prévue dimanche.

La compagnie vise désormais à l’horizon 2015 «une marge d’exploitation de plus de 8%» (contre 7% auparavant) et «un ratio de fonds propres sur total de bilan supérieur à 35%» (contre 25% précédemment).

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...