Le pire n’est pas encore certain pour le marché automobile français
Le marché automobile français n’est pas sorti, sans surprise, de sa torpeur le mois dernier. Le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) a enregistré une chute de 18,3% du volume des immatriculations de véhicules particuliers neufs, à moins de 137.000 unités. A nombre de jours ouverts comparables, le recul est de 10,1%.
Le CCFA souligne que la dégringolade atteint 13,9% (13,4% en données corrigées) sur les neuf premiers mois de l’année. «Le temps passe et le temps se couvre», s’est lamenté hier le président du CCFA, Patrick Blain, qui a concédé que l’estimation du comité d’une baisse de 8 à 10% du marché sur l’ensemble de l’année «ne tient plus». Le défenseur des intérêts des constructeurs français table désormais sur un repli voisin de 12%. «Et encore, à condition que ça ne se dégrade pas dans les mois qui viennent», a-t-il reconnu.
Une prudence partagée par les constructeurs réunis à Paris pour le Mondial de l’Automobile, et notamment Renault qui a la semaine dernière revu sa prévision sur le marché automobile hexagonal pour cette année, misant sur une baisse de 13% contre un repli de 10 à 11% précédemment.
La marque au losange a il est vrai vécu un mois de septembre calamiteux, avec des immatriculations en chute de 35,8%, un plongeon atténué au niveau du groupe par la baisse de 14,1% subie par Dacia. PSA a fait bien meilleure figure, la baisse des volumes écoulés de 5,0% pour le groupe se partageant entre un repli de 9,5% chez Citroën et une quasi-stabilité (-0,8%) chez Peugeot.
Les constructeurs français cèdent ainsi à nouveau du terrain sur leur marché domestique. En septembre, leurs volumes abandonnent 19,8% contre une baisse de 16,5% pour leurs concurrents étrangers. PSA Peugeot Citroën et Renault concèdent un point de part de marché en septembre, à 54,2%. Et 3,3 points sur les neuf premiers mois de l’année, à 53,5%, chacun des deux groupes reculant de 1,7 point (à 30,6 et 22,8% respectivement).
Troisième acteur dans le pays, et numéro européen, Volkswagen tire son épingle du jeu. En dépit d’un recul de 17,4% en septembre, le groupe allemand affiche une baisse limitée à 4,3% sur neuf mois, ce dernier chiffre correspondant à un gain de 1,4 point de part du marché, à 13,7%. Ses deux poursuivants en France, General Motors (marque Opel principalement) et Ford, ont chacun vu leurs immatriculations baisser de 18,4% sur neuf mois.
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