Jes Staley paiera pour sa gestion défaillante d’une affaire de lanceur d’alerte chez Barclays. La Financial Conduct Authority (FCA) et la Prudential Regulation Authority (PRA) britanniques ont infligé vendredi au directeur général de la banque une amende de 642.430 livres dans cette affaire. Elles vont aussi imposer à Barclays des exigences supplémentaires en matière de reporting.
Fin avril, dans une décision séparée, la FCA et la PRA avaient considéré que Jes Staley avait failli à certaines de ses obligations, mais qu’il n’avait pas manqué à l’exigence d’intégrité des dirigeants, lui permettant ainsi de rester en poste.
L’affaire remonte à juin 2016. Le conseil d’administration et la direction générale de Barclays avaient reçu un courrier anonyme d’un lanceur d’alerte qui pouvait impliquer les dirigeants du groupe. Jes Staley avait alors cherché à démasquer l’identité de ce whistleblower. Le dirigeant avait ensuite dû présenter ses excuses et avait fait l’objet d’un simple rappel à l’ordre de la part du conseil, soucieux de ne pas déstabiliser la gouvernance d’une banque toujours engagée dans une profonde réorganisation.
Le montant de l’amende représente 10% de la rémunération annuelle de Jes Staley, précisent les deux autorités dans un communiqué. Barclays devra effectuer un reporting auprès de la FCA et de la PRA sur tous les cas de lanceurs d’alerte impliquant ses dirigeants (senior managers), et les «whistleblowers’ champions» de la banque devront «attester personnellement» de la solidité des procédures de gestion des lanceurs d’alerte. Ces exigences, «les premières du genre en matière de whistleblowing pour une firme régulée», s’appliquent au moins jusqu’en 2020, précise le communiqué des autorités.
Après 25 ans de maison, il s'apprête à prendre les rênes, le 1er septembre, du prestigieux groupe technologique, succédant à Tim Cook. Les défis à relever sont nombreux, de la flambée des coûts des composants à l'attrition des équipes, en passant par le retard patent dans le domaine de l'IA ou la réussite impérative du lancement de la nouvelle génération d’iPhone dès le 9 septembre.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Le premier constructeur automobile allemand cherche à adapter son profil de production pour redevenir compétitif. Syndicats, actionnaires et direction rivalisent de projets quant à l’ampleur des suppressions d’emplois à consentir. Avec la question sous-jacente des fermetures d’usines en Allemagne.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Si la maîtrise des fondamentaux est affichée comme une priorité politique, l'Education nationale veut tout apprendre : alimentation, lutte contre le harcèlement, conscience écologique...
Après les déclarations de Jean-Philippe Tanguy sur les amendes que le parti souhaite infliger aux femmes voilées dans l'espace public, le RN atténue les contours de sa mesure. La polémique ravive un vieux dilemme lepéniste : comment conserver une promesse plébiscitée par sa base sans effrayer les électeurs du second tour ?