Le nouveau plan stratégique de Gemalto fera la part belle aux logiciels et services
Lancé fin 2009, le précédent plan stratégique de Gemalto a permis un doublement du cours de l’action en un peu moins de quatre ans et une entrée du numéro un mondial des solutions de sécurité numérique (cartes à puces, paiements sécurisés, passeports…) au CAC 40 avec une capitalisation de plus de 7,6 milliards d’euros. La nouvelle feuille de route dévoilée aujourd’hui par Olivier Piou, le directeur général, permettra-t-elle de faire aussi bien ?
Les analystes sont ambitieux, confortés par la réussite du précédent plan avec un an d’avance. Selon le consensus, Gemalto pourrait ainsi viser un résultat opérationnel de 600 millions d’euros d’ici à 2017, soit un doublement par rapport à 2012. Le chiffre d’affaires pourrait atteindre 3,5 milliards, estime HSBC, 59% de plus qu’en 2012.
Selon Exane BNP Paris, le plus prudent de tout le consensus avec un objectif de résultat opérationnel de 536 millions pour 2017, ce nouveau pas de géant viendra de la montée en puissance des activités transactions sécurisées et sécurité qui ont accaparé ces trois dernières années la quasi-totalité des 403 millions d’euros d’investissements opérationnels de Gemalto. Créée de toute pièce, la division sécurité devrait déjà peser plus de 430 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année et 45 millions de bénéfice opérationnel. Grâce à un maintien de la croissance des revenus de plus de 10%, et à de moindre investissements, sa profitabilité devrait plus que doubler d’ici à 2017, estiment les analystes de Morgan Stanley.
Plus profitable et moins gourmand en capitaux, ce modèle orienté vers les logiciels et les services devrait permette selon Exane BNP Paribas de dégager plus de 1,7 milliard d’euros de cash-flows opérationnels au cours des quatre prochaines années. En supposant une stabilisation des investissements, un maintien au rythme actuel de la rémunération des actionnaires et sans grande acquisition, Gemalto pourrait ainsi accumuler un matelas de trésorerie de 831 millions d’euros. De quoi renforcer les interrogations des investisseurs sur l’usage de ces fonds.
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