Le marché salue le futur changement de patron de Carrefour

Georges Plassat, actuel PDG de Vivarte, devrait être nommé officiellement à la tête du distributeur dans les tout prochains jours à la place de Lars Olofsson
Bruno de Roulhac

Avant même la nomination officielle de Georges Plassat, actuel PDG de Vivarte, à la tête de Carrefour, le marché a salué ce changement par un rebond de 7,46% de l’action à 18,15 euros, qui parvient ainsi à gagner 3% depuis le début de l’année, après s’être effondrée de 35% en 2011. Alors que Carrefour s’est refusé à commenter cette arrivée, qui reste une rumeur, il n’a même pas pris la peine de la démentir comme il l’avait fait en novembre dernier.

La nomination de Georges Plassat devrait être effective dans les tout prochains jours. Bernard Arnault, actionnaire de réfèrence avec Colony, semble ainsi avoir réussi à le convaincre après son refus de l’automne dernier. Georges Plassat parviendrait à déboucler sa position chez Vivarte, dont il détient notamment 10%, et obtiendrait les pleins pouvoirs chez Carrefour, selon Le Figaro.

Fort de son succès chez Vivarte et de son expérience de 14 ans chez Casino et de deux ans chez Carrefour Espagne, Georges Plassat aura la lourde tâche de redresser Carrefour après la série d’avertissements sur résultats de l’an dernier. Le distributeur doit annoncer le 8 mars prochain une chute de 20% de son résultat opérationnel courant 2011.

Une forte dégradation de la rentabilité que la stratégie de Lars Olofsson n’a pas su enrayer. Le nouveau concept d’hypermarchés Carrefour Planet, élément majeur de la stratégie, est bien loin de porter les fruits escomptés. D’ailleurs, le distributeur n’a toujours dévoilé aucun chiffre, se contentant de préciser la semaine dernière que la performance des Planet en France est moins bonne qu’en Europe.

L’enthousiasme du marché pourrait être de courte durée. En effet, les performances de Carrefour ne devraient pas changer du jour au lendemain, même si la stratégie de Noël Prioux, à la tête de la France depuis juin dernier, porte déjà des fruits selon l’indice prix de Linéaires.

Plus largement, ce nouveau changement de cap soulève la question de la gouvernance du groupe. Avec près de 16% du capital, Blue capital (Bernard Arnault et Colony Capital) fait la pluie et le beau temps au sein du distributeur. L’échec de Lars Olofsson est aussi le sien, puisqu’il l’avait imposé début 2009 après avoir limogé José Luis Duran. Les administrateurs indépendants, majoritaires selon Carrefour, semblent bien silencieux. Seul Jean-Martin Folz, président du conseil, avait manifesté son mécontentement lors du projet de scission de Dia et de Property en démissionnant.

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