Le marché automobile français reste en voie de stabilisation
Il y a un mois, le président du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), Patrick Blain, voulait croire que le marché automobile hexagonal avait «touché le fond» en juin. Sans que l’optimisme ne soit encore tout à fait de rigueur, les chiffres du mois de juillet donnent raison à un scénario de stabilisation mis en avant par le représentant des constructeurs. Le volume d’immatriculations de véhicules particuliers a selon le CCFA progressé de 0,9% le mois dernier à 150.248 unités. Le marché reste en recul, de 3,5%, à nombre de jours ouvrables comparable (23 en juillet 2013 contre 22 l’an dernier).
Sur les sept premiers mois de l’année, la baisse du marché atteint 9,7 et 9,1% respectivement en données brutes et corrigées, à près de 1,1 million d’unités.
Cette évolution depuis le début de l’année reste conforme à la prévision du CCFA d’un repli voisin de 8% en 2013, selon son porte-parole. Une estimation comparable à celles des constructeurs français, Renault misant sur une baisse de 8% tandis que PSA Peugeot Citroën table sur un repli pouvant atteindre 9%. Le porte-parole du CCFA assure qu’«on sent bien que la chute vertigineuse prend fin» et souligne que le renouvellement des gammes joue un rôle important, car «tout ce qui a été lancé récemment marche très bien».
Le CCFA souligne qu’il est en revanche trop tôt pour mesurer l’impact de la mesure gouvernementale permettant depuis le 1er juillet le déblocage de 20.000 euros d’épargne salariale pour notamment l’achat d’un véhicule neuf. Le directeur commercial de Renault avait reconnu la semaine passée n’observer encore chez les concessionnaires aucun élan spécifique lié à cette mesure.
A ce jeu des nouveautés, les constructeurs français ont pris une longueur d’avance en juillet, grâce notamment à la Clio 4 chez Renault ou aux 208 et 2008 chez Peugeot. En données brutes, leurs immatriculations ont progressé de 2,5% pour représenter 54,5% du marché, 0,9 point de mieux qu’en juillet 2012. Les acteurs étrangers ont eux abandonné 1,0%, emportés par la chute de 8,6% du numéro un européen, le groupe Volkswagen. Toyota et Fiat pourtant se sont distingués avec des hausses de 23,5 et 12,5%.
Sur sept mois, les groupes français réduisent ainsi presque à néant leur retard avec une part de marché en baisse de 0,1 point à 53,4%. Malgré des gains le mois dernier de 0,9% pour PSA et de 4,7% pour Renault, les deux groupes affichent sur 2013 des baisses de 12,2 et 6,5%.
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