Le marché automobile français ne devrait pas repartir de l’avant en 2013
Point de miracle en décembre pour le marché automobile français, qui a poursuivi son inexorable glissade, avec un recul du volume des immatriculations de véhicules particuliers de 14,6% selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Une chute certes ramenée à 6,0% à nombre de jours ouvrables comparable (20 le mois dernier, 22 l’an passé). De quoi porter à 13,9% (en données brutes comme corrigées) le déclin du marché hexagonal sur l’ensemble de l’année écoulée, à moins de 1,9 million d’unités. Un niveau inédit depuis 1997.
Les constructeurs français ont particulièrement souffert de cette morosité. Avec un recul des immatriculations de 20,2% en décembre et de 19,4% sur douze mois, leur part de marché s’établit en 2012 à 52,6%, en baisse de 3,6 points. La marque Renault figure en queue de peloton (Dacia faisant mieux que le marché) avec un plongeon de 32,0% le mois dernier et de 24,7% sur l’année, tandis que PSA Peugeot Citroën concède une baisse de 17,5% en 2012.
Commentant hier les résultats commerciaux du groupe Renault, le directeur commercial pour la France, Bernard Cambier, a assuré pouvoir «lancer la reconquête» en 2013, sur la base d’un renouvellement de gamme engagé en septembre dernier et passant par la commercialisation de plus de dix nouveautés cette année.
Pour l’heure, les groupes étrangers ont mieux résisté. En tête, le numéro un européen Volkswagen, qui en dépit d’un repli de 19,6% des immatriculations en décembre grappille sur l’année passée 1,3 point du marché à 13,9%. Si la marque Volkswagen fait de la résistance (-5,6% en 2012 contre -5,1% pour le groupe), le constructeur allemand bénéfice des ventes en hausse d’Audi (+4,7%). Les marques haut de gamme affichent ainsi en 2012 un bilan plus flatteur que les généralistes, à l’image d’immatriculations hexagonales en hausse pour Mercedes (+9,2%) ou BMW (+3,8%).
Rien ne permet encore de miser sur une évolution de ces tendances au cours des prochains mois. Si Renault se garde bien pour l’heure de toute prévision chiffrée, un porte-parole du CCFA confiait hier s’attendre «à un marché 2013 au mieux comme celui de 2012».
Une prudence partagée par les analystes de Morgan Stanley qui, il y a un mois, tablaient sur un repli de 6,0% du marché français cette année (ils visaient alors une baisse de 13,0% en 2012), avant un modeste gain de 3,0% en 2014.
Plus d'articles du même thème
-
L’espoir autour de l’Iran prolonge l’euphorie des marchés
Wall Street avait un peu accusé le coup après la première réunion de la Fed sous Kevin Warsh mercredi. Si les investisseurs obligataires restent dubitatifs, la détente sur les prix de l’énergie synonyme de moindre inflation en cas de réouverture du détroit d’Ormuz pourrait soutenir encore un peu plus les actions et l’IA. -
Les patrons du CAC 40 ont besoin d’enrichir leurs compétences pour transformer l’entreprise
Dirigeants et administrateurs relèvent un décalage important entre les compétences du directeur général et celles nécessaires pour atteindre les objectifs stratégiques. Plus que les autres pays européens, les grandes entreprises françaises privilégient un patron issu de l’interne avec un profil très opérationnel. -
Pour ses cinq ans en France, Klarna veut être considérée comme une banque
Le champion du paiement fractionné suédois a une licence bancaire depuis 2017. Il veut convaincre les Français d'utiliser ses produits bancaires présents sur sa super-app rose.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
Contenu de nos partenaires
-
Tchao PantinAvec Rima Hassan et Bally Bagayoko, la « Nouvelle France » avance désormais sans Jean-Luc Mélenchon
Lors d’un meeting-concert dédié à la Palestine, qui avait lieu mercredi soir à Strasbourg, l’eurodéputée et le maire de Saint-Denis ont prouvé qu’ils n’avaient plus besoin du paterfamilias de LFI pour « abattre la citadelle » -
LogementLes propriétaires immobiliers enfin gagnants ?
Chose promise, chose due, le projet de loi Relance logement propose d’assouplir les conditions pour bénéficier du dispositif défiscalisant Jeanbrun. Il relâche aussi la pression sur le calendrier DPE d’interdiction de location -
Droit dans le murLogement : une loi pour bâtir plus vite, vraiment ?
Le grand projet de loi Relance logement, qui sera présenté mercredi 24 juin en Conseil des ministres et que l'Opinion a consulté, promet encore et toujours de simplifier les normes pour construire dans des délais plus brefs