Le marché automobile européen termine l’année en pente douce
Le pire n’est jamais certain. En comparaison de l’envolée des ventes automobiles en Europe fin 2009, au plus fort des divers dispositifs de «prime à la casse» aujourd’hui disparus (notamment en France depuis le 1er janvier), le marché ne pouvait qu’afficher sa déroute fin 2010. Après un bond de 16,6% observé en décembre 2009 (par rapport au même mois de 2008), la baisse du volume d’immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept (hors Chypre et Malte) a pourtant été limitée à 3,2% le mois dernier (1,01 million de véhicules), selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea). Le recul atteint 5,5% sur l’ensemble de l’année écoulée, avec 13,36 millions d’unités.
Le paysage européen offre certes de grandes disparités, à l’image de ses deux principaux marchés. Toujours en première position, l’Allemagne, où les primes incitatives à l’achat ont disparu dès 2009, a concédé une chute annuelle de 23,4%. La France fait moins mauvaise figure avec un repli de 2,2% (-0,7% en décembre).
Pour autant, la mauvaise série du marché européen - neuf mois consécutifs de baisse à fin décembre - n’est sans doute pas achevée, sous le coup d’achats anticipés par exemple en France fin 2010 et qui ne seront donc pas réalisés cette année. Jonathon Poskitt chez JD Power & Associates mise sur un repli de 2% du marché en 2011. L’analyste estime que les groupes disposant d’une gamme diversifiée pâtiront bien davantage que leurs concurrents haut de gamme du contexte économique morose. Peugeot, dont les volumes écoulés ont baissé de 2,8% l’an passé, veut croire de son côté à une stabilisation du marché automobile européen cette année.
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