Le marché automobile européen semble avoir trouvé son point d’inflexion

Les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 5,4% en septembre, leur meilleure performance mensuelle depuis le début de l’année
Yves-Marc Le Reour

Septembre semble avoir marqué un point d’inflexion pour le marché automobile européen. C’est du moins ce que laissent penser les chiffres publiés hier par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), qui font état d’une hausse de 5,4% des immatriculations de voitures neuves dans les 27 pays de l’Union à près de 1,16 million d’unités, soit la meilleure performance mensuelle de 2013.

Le marché a tiré parti d’un jour ouvrable supplémentaire par rapport au mois correspondant de l’an dernier, d’une poursuite de la dynamique favorable des immatriculations britanniques, ainsi que du rebond important enregistré en Espagne (+28,5%), en Pologne (+14,7%) et dans une moindre mesure en France (+3,4%). L’Italie et l’Allemagne ont évolué à contre-tendance avec des immatriculations en repli respectif de 2,9% et 1,2%.

Sur les neuf premiers mois de 2013, les immatriculations affichent cependant toujours une baisse de 3,9% en rythme annuel dans la région. Le Royaume-Uni demeure le seul grand marché à enregistrer une croissance positive (+10,8%) sur la période, sa progression ayant même atteint 12,1% en septembre. Les analystes d’Equinet relèvent que le mois écoulé «est saisonnièrement très important pour le marché automobile britannique», en estimant que l’évolution de la demande outre-Manche «a davantage influencé la tendance européenne que sur un mois normal».

Renault enregistre la meilleure performance des constructeurs généralistes avec un bond de 22,2% de ses immatriculations dans l’Union le mois dernier, tandis que Volkswagen, General Motors et Ford sont en ligne avec le marché. A contrario celles de PSA (-2,9%) et de Fiat (-3,4%) ont poursuivi leur recul, la part de marché du constructeur français ayant baissé de près de 1 point depuis janvier pour s’établir à 10% dans la région. Si les ventes du groupe BMW (+6,3%) ont été soutenues par sa marque éponyme, celles de Daimler ont été encore plus dynamiques (+12,5%) grâce à Mercedes.

Jugeant que le marché européen a désormais atteint son étiage, les analystes de Kepler Cheuvreux ajoutent que «la base de comparaison en Europe sera plus favorable au quatrième trimestre, compte tenu de l’effondrement de la demande enregistrée dans les derniers mois de 2012 en Allemagne». Ce qui fait que le rythme de croissance des immatriculations nouvelles «devrait continuer à s’améliorer».

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