Le holding de tête du groupe Bourbon sera introduit sur une place asiatique

Lors de l’émission en janvier 2010 d’obligations convertibles en actions, Jacques de Chateauvieux s’est engagé à coter Jaccar avant le 31 juillet 2012
Olivier Pinaud

Annoncée il y a quelques mois déjà, l’introduction en Bourse de Jaccar, le holding de la famille de Jacques de Chateauvieux, premier actionnaire du groupe de services maritimes Bourbon, commence à prendre forme. L’opération est programmée pour 2012. Lors de l’émission en janvier 2010 d’obligations convertibles en actions, pour un montant de 70 millions d’euros, Jacques de Chateauvieux s’est engagé auprès des investisseurs à coter Jaccar avant le 31 juillet 2012, indiquent Les Echos.

Cette mise en Bourse se fera sur une place asiatique. Jaccar suivrait ainsi l’exemple de L’Occitane qui a choisi Hong Kong en mai pour entrer, avec succès, sur le marché. Elle s’accompagnera d’une augmentation de capital dont le montant n’est pas connu. Jaccar serait valorisé 900 millions d’euros. Une introduction en Bourse d’un quart du capital, comme pour L’Occitane, permettrait à la holding de lever 225 millions d’euros. Jaccar a dégagé un bénéfice net de 82 millions d’euros en 2009.

Ces fonds permettraient à la holding créée par le père de Jacques de Chateauvieux d’élargir son portefeuille. Jaccar possède 25% du capital du groupe Bourbon, une participation qui représente 49 % des actifs de la holding. La société familiale détient aussi 81% de Sapmer, une société de pêche industrielle, 20% de la foncière CBo Territoria (déjà cotée en Bourse), 45% du chantier naval Piriou de Concarneau et enfin 23 % de Sinopacific, l’un des plus grands chantiers navals chinois. Sinopacific devrait lui-même entrer en Bourse, en Asie, dans le courant de 2011. Une opération qui contribuera à fixer une partie de la valeur de Jaccar.

Parallèlement, Jacques de Chateauvieux compte accélérer le développement du groupe Bourbon. L’objectif est d’investir 2 milliards de dollars d’ici à 2015. Sa flotte devrait ainsi passer de 400 à 600 navires en cinq ans. Ce plan se fera sans augmentation de capital. Les fonds proviendront de cessions d’actifs - le groupe a ainsi vendu son activité de transport de vrac ou ses sucreries au Vietnam - d’un prêt de 400 millions de dollars d’une banque chinoise et «d’une séquence de financement qui privilégie le règlement de 75% du montant des navires à la livraison d’où un retour plus rapide à une génération de free cash flow positive en 2013», indique Oddo Securities.

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