Le holding de tête du groupe Bourbon sera introduit sur une place asiatique
Annoncée il y a quelques mois déjà, l’introduction en Bourse de Jaccar, le holding de la famille de Jacques de Chateauvieux, premier actionnaire du groupe de services maritimes Bourbon, commence à prendre forme. L’opération est programmée pour 2012. Lors de l’émission en janvier 2010 d’obligations convertibles en actions, pour un montant de 70 millions d’euros, Jacques de Chateauvieux s’est engagé auprès des investisseurs à coter Jaccar avant le 31 juillet 2012, indiquent Les Echos.
Cette mise en Bourse se fera sur une place asiatique. Jaccar suivrait ainsi l’exemple de L’Occitane qui a choisi Hong Kong en mai pour entrer, avec succès, sur le marché. Elle s’accompagnera d’une augmentation de capital dont le montant n’est pas connu. Jaccar serait valorisé 900 millions d’euros. Une introduction en Bourse d’un quart du capital, comme pour L’Occitane, permettrait à la holding de lever 225 millions d’euros. Jaccar a dégagé un bénéfice net de 82 millions d’euros en 2009.
Ces fonds permettraient à la holding créée par le père de Jacques de Chateauvieux d’élargir son portefeuille. Jaccar possède 25% du capital du groupe Bourbon, une participation qui représente 49 % des actifs de la holding. La société familiale détient aussi 81% de Sapmer, une société de pêche industrielle, 20% de la foncière CBo Territoria (déjà cotée en Bourse), 45% du chantier naval Piriou de Concarneau et enfin 23 % de Sinopacific, l’un des plus grands chantiers navals chinois. Sinopacific devrait lui-même entrer en Bourse, en Asie, dans le courant de 2011. Une opération qui contribuera à fixer une partie de la valeur de Jaccar.
Parallèlement, Jacques de Chateauvieux compte accélérer le développement du groupe Bourbon. L’objectif est d’investir 2 milliards de dollars d’ici à 2015. Sa flotte devrait ainsi passer de 400 à 600 navires en cinq ans. Ce plan se fera sans augmentation de capital. Les fonds proviendront de cessions d’actifs - le groupe a ainsi vendu son activité de transport de vrac ou ses sucreries au Vietnam - d’un prêt de 400 millions de dollars d’une banque chinoise et «d’une séquence de financement qui privilégie le règlement de 75% du montant des navires à la livraison d’où un retour plus rapide à une génération de free cash flow positive en 2013», indique Oddo Securities.
Plus d'articles du même thème
-
Continental parachève son recentrage sur les pneumatiques
L’équipementier automobile allemand a signé un accord avec Lone Star en vue de lui céder sa filiale ContiTech pour un montant plancher de 4 milliards d’euros. -
EasyJet accepte de se faire racheter par Castlelake
La compagnie avait rejeté l’offre du fonds d’investissement à quatre reprises. La dernière proposition, à 5,5 milliards de livres, a finalement été acceptée. -
Les économistes tentent de faire bouger les lignes des banques centrales
Le Forum de Sintra 2026 était organisé de manière à ne pas trop aborder les évolutions des politiques monétaires. Malgré cette volonté de la Banque centrale européenne (BCE) de rester discrète sur ce sujet, les débats en coulisses sont régulièrement revenus dessus.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les actions coréennes approchent du bear market
Contenu de nos partenaires
-
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants » -
EditoLe pied-de-nez de l’Iran à l’Amérique
Embourbé dans un conflit dont il ne voit pas l’issue, Donald Trump est là où il ne voulait pas être. Tout l’inverse de l'Iran, qui est là où l’Amérique, ne voulait pas qu’elle soit : conforté dans un rôle d’acteur régional incontournable