Le Groupe Partouche obtient un peu d’air de ses créanciers
Le Groupe Partouche continue de miser sur des cessions d’actifs immobiliers pour régler son problème de dette. L’exploitant de casinos a engagé de nouvelles discussions avec son comité de créanciers, dirigé par Natixis, afin d’aménager l’échéancier de remboursement de son crédit syndiqué et lui laisser le temps de de signer ses cessions.
L’échéancier actuel prévoit 24,8 millions d’euros lors de l’exercice en cours, clos le 31 octobre. L’an prochain, le groupe devra rembourser 45 millions et surtout 163,9 millions lors de l’exercice clos le 31 octobre 2015. Le produit des cessions d’actifs servira à rembourser en priorité la tranche A, d’un montant cumulé de 94,9 millions d’euros.
«Nous avons des marques d’intérêt réelles pour les murs et fonds de nos grands hôtels, mais la situation actuelle du marché hôtelier complique le processus», explique à L’Agefi Fabrice Paire, le président du directoire de Partouche. Pour gagner un peu d’air, le groupe a déjà obtenu de ses créanciers l’aménagement d’un de ses trois covenants lors de la clôture des comptes semestriels au 30 avril dernier. Le plafond du ratio d’endettement, qui rapporte la dette nette à l’Ebitda, a été augmenté à 3,7 fois, contre 3,1 fois auparavant, ce qui permet à la société de rester dans les clous avec un ratio réel de 3,28 fois.
Mais ce bol d’air ne suffira peut-être pas. Sans une cession relativement rapide d’actifs immobiliers, Partouche aura du mal à respecter son ratio d’endettement fixé à 3 fois pour la clôture des comptes 2013, le 31 octobre. Les discussions actuelles avec les créanciers visent ainsi à trouver une «solution pour l’atterrissage de fin d’année», indique Fabrice Paire, même si selon lui la situation n’a rien à voir avec les deux précédents refinancements du groupe en 2009 et 2011.
Des discussions parallèles sont en cours entre la Financière Partouche, holding de tête du groupe, et son pool de créanciers, pour la plupart les mêmes que chez Partouche. La situation de la holding a nécessité sa mise en sauvegarde début avril, avec une période d’observation de six mois.
Une procédure qui visait aussi à limiter le pouvoir du fonds Oaktree, qui s’est récemment invité dans le dossier, en prenant environ un tiers de la dette de la Financière Partouche et du groupe opérationnel. En sauvegarde, les décisions nécessitent une majorité aux deux tiers et non plus de façon unanime pour une conciliation.
Plus d'articles du même thème
-
Le Premier ministre britannique joue la prudence pour son premier budget
Quelques mesures de soutien aux ménages et de légères hausses d’impôts permettront de dégager une petite souplesse budgétaire mais les grandes décisions, portant sur la protection sociale ou le financement de la défense, sont repoussées à plus tard. -
La Fed laisse ses taux inchangés malgré une inflation toujours élevée
La banque centrale américaine a décidé d'opter pour le statu quo en maintenant ses taux à 4%, à quelques semaines des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. -
Airbus maintient son plan de vol pour 2026 à l'issue du troisième trimestre
Si le chiffre d'affaires s'effrite, le bénéfice net bondit de 20% d'une année sur l'autre, à 1,34 milliard d'euros. Le rythme des livraisons sera décisif pour la fin de l'exercice.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Centre du jeuEn Israël, les partis arabes faiseurs de roi, vraiment ?
Les deux listes palestiniennes d'Israël ont connu une progression spectaculaire, mais il faudra d'intenses négociations pour parvenir à une alliance avec l'opposition de Gadi Eisenkot -
Dissonance cognitive« C'est difficile de passer le mur du son » : face à la dette, une présidentielle entre déni et rigueur
Alors que l'envolée des taux d'intérêt menace les finances hexagonales à six mois du scrutin, les candidats peinent à imposer le sujet, quand ils ne l'éludent pas -
AcrobateRoyaume-Uni : un budget pour répondre à la crise au Moyen-Orient
Dans un contexte économique tendu, le ministre des Finances John Healey a joué sur les réserves pour soutenir le pouvoir d'achat des Britanniques. Il a remis à plus tard les décisions qui leur demanderont des efforts