Le Groupe Partouche n’en a pas fini avec ses efforts de désendettement
La roue est encore loin d’avoir tourné pour le Groupe Partouche. Confronté à une baisse continue de son activité, provoquant de nettes entailles dans ses bénéfices, le premier exploitant français de casinos va devoir poursuivre ses efforts de réduction des coûts et de désendettement, alors que «l’activité mesurée en début d’exercice, génère un manque de visibilité pour l’exercice à venir et incite à la prudence en matière d’attentes», prévient la direction.
Fin 2012, alors que son résultat d’exploitation a chuté de 68% à 9,1 millions, la dette financière nette du groupe s’élevait à 193,2 millions d’euros, soit 2,6 fois son Ebitda, 0,3 point de plus qu’un an auparavant.
La cession programmée de plusieurs actifs non opérationnels, comme les bâtiments du casino de Vichy et l’ancien site d’exploitation de l’établissement de La Grande Motte, déjà sous compromis de vente, doivent rapporter 7,8 millions d’euros. «La mise en place d’un crédit-bail immobilier pour 14,5 millions d’euros sur l’immeuble du Pasino de La Grande Motte se traduira par un remboursement anticipé à due concurrence du crédit syndiqué accompagné d’une baisse du coût de financement», ajoutent les analystes de Gilbert Dupont. Cette solution devrait également être appliquée à d’autres sites, comme celui de La Ciotat. Le Groupe Partouche doit payer le 31 octobre 2013 une échéance totale de 35 millions d’euros.
Mais, comme le rappellent les analystes de Natixis, si «le refinancement des casinos récemment construits doit assurer les échéances du bilan pour 2012 et 2013» il ne «laisse pas de marge de manœuvre pour de la croissance». D’autres mesures sont donc attendues pour véritablement remettre d’aplomb l’exploitant de casinos. La direction se veut confiante sur la sortie cette année du casino du Palm Beach à Cannes, qui réalise à lui seul 5 millions de pertes d’Ebitda par an, rappelle Natixis.
En revanche, les autres cessions possibles (Juan-les-Pins, Lyon ou Divonne) ne semblent pas avancer, regrettent les analystes. Or, l’échéancier du crédit syndiqué prévoit le remboursement de 45 millions d’euros en 2014 et 165 millions l’année suivante.
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