Le Groupe Gorgé financera ses acquisitions par des augmentations de capital fractionnées
Le Groupe Gorgé ne veut pas perdre le rythme. Après avoir signé 20 acquisitions en 10 ans, le fabricant de robots industriels et de systèmes de protection en milieux nucléaires veut poursuivre sa politique, notamment dans les systèmes d’impression en 3D. Il vient pour cela de mettre en place une ligne optionnelle de financement en fonds propres avec Kepler Cheuvreux. La banque avait déjà arrangé ce type d’opération en 2013 pour Carmat, Neovacs, Avanquest Software ou la Société de la Tour Eiffel.
Pendant deux ans, Gorgé pourra, à sa main, demander à la banque de souscrire à des actions nouvelles émises par tranches. A charge pour Kepler Cheuvreux de les écouler sur le marché par la suite en se rémunérant sur la plus-value réalisée. La limite d’émission globale a été fixée à 635.000 actions, soit 4,99% du capital actuel de la société. Pour chaque tranche, le prix d’émission fera ressortir une décote maximale de 5% par rapport au cours moyen pondéré de l’action du moment. «Le Groupe Gorgé qui dispose d’une large palette de financement a choisi cet outil car il permet de cadencer de petites levées de fonds propres pour ses projets de croissance tout en bénéficiant de la hausse attendue de la valorisation», explique Thierry du Boislouveau, managing director chez Kepler Cheuvreux.
Hier, le cours a bien réagi à cette annonce (+5,68%) malgré la dilution potentielle. En cas d’utilisation de la totalité de la ligne, un actionnaire détenant 1% du capital verrait sa participation passer à 0,95% du capital. Pour compenser cet effet, Bpifrance, actionnaire de Gorgé depuis décembre 2011, a annoncé qu’il achètera des actions sur le marché au moment de l’émission des différentes tranches dans la limite de sa quote-part. Bpifrance détient 8,4% du capital.
Selon Gorgé, l’opération aura une seconde vertu en élargissant le capital flottant, «encore trop restreint pour l’entrée de certains actionnaires souhaitant constituer des lignes de détention de taille importante». Le groupe mène une politique financière relativement active. Il avait placé en novembre 2012, avec Kepler, une émission obligataire de 10 millions d’euros auprès de Federis. Fin 2013, le Groupe Gorgé disposait de 32,8 millions d’euros de trésorerie et affichait un ratio de dette nette sur fonds propres de 20%.
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