Le FSI doit de nouveau voler au secours du fabricant d’éoliennes Vergnet
Le dossier Vergnet commence à coûter cher au Fonds stratégique d’investissement (FSI). Après avoir investi 13 millions d’euros mi-2011 (7,8 millions en fonds propres et 5,2 millions en obligations convertibles), le bras financier de l’Etat doit de nouveau voler au secours du fabricant d’éoliennes. Avec des fonds propres inférieurs à la moitié du capital social, et face à une chute de son activité, la société était menacée de faillite.
Obtenu de haute lutte, l’accord a été conclu en toute fin de semaine dernière, au lendemain de la visite sur place de Delphine Batho, la ministre de l’Ecologie. Réticent initialement à remettre au pot, le FSI a été convaincu par la perspective des annonces faites ce week-end par le Premier ministre sur la relance de l’éolien dans les départements d’outre-mer, le premier marché de Vergnet.
La restructuration est toutefois douloureuse pour les actionnaires qui auront à subir un coup d’accordéon. Préalablement aux opérations, la valeur nominale des actions sera réduite de 1,3 à 0,4 euro, prix de référence des actions à émettre.
En compensation de créances, des titres représentant 1,9 million d’euros seront émis au profit du FSI et de Nass&Wind qui avait aussi participé à l’augmentation de capital de 2011. Une nouvelle obligation convertible, d’un montant de 5,7 millions d’euros, sera également réservée au FSI et à N&W. Ces deux levées de fonds serviront à rembourser par anticipation l’obligation convertible émise en 2011 au profit des deux actionnaires. Enfin, troisième étage de la restructuration: l’émission d’une autre obligation convertible, pour un montant de 5 millions d’euros.
Au total, en tenant compte du remboursement de la convertible 2011, le FSI va réinjecter un peu plus de 4,5 millions d’euros. Conséquence, en supposant que toutes les obligations soient converties, le fonds pourra détenir jusqu’à 66,5% du capital de Vergnet. La participation de Marc Vergnet, le fondateur, tombera à 4% contre 15% actuellement.
Cette restructuration doit encore recevoir le visa de l’AMF et être validée par les assemblées générales. Elle doit permettre à Vergnet de passer 2012 et 2013 en attendant le redémarrage du marché de l’électricité dans les DOM. Avant, peut-être, un adossement à un industriel aux reins plus solides.
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