Le Fonds stratégique d’investissement entre au capital de Paprec
Paprec boucle une nouvelle augmentation de capital, sa quatrième du genre depuis sa création en 1994. Le groupe de recyclage (papiers, plastiques, déchets de chantiers…) annoncera demain l’entrée du Fonds stratégique d’investissement (FSI) à son tour de table. L’opération, d’un montant de 150 millions d’euros en deux temps, doit permettre à la société fondée et présidée par Jean-Luc Petithuguenin de financer son nouveau plan de croissance. L’objectif vise à faire franchir au numéro trois français du recyclage la barre du milliard d’euros de chiffre d’affaires, contre 750 millions estimés pour 2012.
Le Crédit Mutuel Arkéa devrait également participer à l’apport en capital. Administrateur de Paprec, Jean-Pierre Denis, le président d’Arkéa, connaît bien le dossier. Jean-Luc Petithuguenin qui détient actuellement 38% du actions mais possède la majorité en droits de vote conservera son contrôle après la réalisation de l’opération. La levée de fonds sera complétée par l’ouverture d’une nouvelle ligne de financement de 150 millions d’euros.
Ce nouveau tour de table permettra aux autres actionnaires du groupe de déboucler leur investissement. La Financière Agache, l’un des véhicules d’investissement de Bernard Arnault, avait apporté 100 millions d’euros en juin 2008, ce qui lui avait permis de prendre 37% du capital de Paprec. Il avait acheté au passage les parts détenues par Demeter Partners et Naxicap. La Banque Rothschild, Quilvest et BNP Paribas Développement se partagent 17%. Le solde est détenu par BM Invest (5%) et les managers de Paprec (3%). Malgré des projets bien avancés, Paprec a dû renoncer par deux fois à entrer en Bourse ces dernières années pour trouver les fonds nécessaires au financement de sa croissance.
Déjà actionnaire de Séché Environnement, spécialisé dans le recyclage de déchets industriels, le FSI se renforce ainsi dans un secteur très consommateur de capitaux mais dont le morcellement promet encore de nombreuses possibilités de croissance, en France et en Europe. L’apport en fonds propres et la nouvelle ligne de financement serviront ainsi à redonner un nouvel élan à la politique d’acquisitions de Paprec. Depuis sa création, le groupe a racheté une soixantaine d’entreprises.
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