Le fabricant de poids lourds Man aborde 2011 sous de bons auspices
Man va terminer son exercice 2010 avec une structure de bilan nettement renforcée. Le fabricant allemand de poids lourds et de moteurs Diesel a en effet annoncé avoir récemment bouclé le refinancement d’un crédit syndiqué conclu en 2004, qui devait expirer fin 2011. Le montant initial de 2 milliards d’euros avait déjà été réduit de 500 millions en juillet, compte tenu de l’amélioration de la liquidité du groupe.
Conclu avec 23 établissements sous l’égide de Commerzbank et UniCredit, ce refinancement de 1,5 milliard a été «plus de deux fois sursouscrit», a déclaré le directeur financier Frank H. Lutz. Interrogé par L’Agefi, il précise que «ce crédit revolving à 5 ans constitue une ligne de ‘back-up’ qui n’est pas destinée à être tirée». Si le spread initial s’élève à 60 pb au-dessus de l’Euribor à 3 mois (contre 20 pb en 2004), la commission d’engagement «s’élève conformément aux usages à environ un tiers de la marge initiale», ajoute-t-il.
Les performances commerciales et opérationnelles au quatrième trimestre seront supérieures aux précédentes attentes du groupe, d’où une marge d’exploitation pour l’ensemble de l’année 2010 qui dépasserait l’objectif affiché de 6,9%. En conséquence, Frank H. Lutz estime que la dette nette consolidée «sera inférieure à 2 milliards d’euros à fin décembre» contre 2,1 milliards au 30 septembre.
Alors que S&P avait dégradé en avril dernier (de A- à BBB+) la note de crédit à long terme du groupe, ce refinancement combiné à une baisse de l’endettement devrait être bien perçu par les agences. D’autant plus que Man n’a pas l’intention de procéder à des acquisitions importantes l’an prochain et qu’il «n’a pas d’échéance de dette significative avant 2013, année où il devra rembourser 1 milliard d’euros sur une dette brute totale d’environ 2,5 milliards».
Sur le plan capitalistique, la fusion attendue entre Man et son concurrent suédois Scania ne semble toujours pas d’actualité, alors même que les pourparlers en vue d’une coopération industrielle renforcée avancent plus lentement que prévu «en raison d’obstacles réglementaires». Cela n’a pas empêché l’action de clôturer la séance de vendredi en hausse de 2% à 91,5 euros sur un marché européen légèrement baissier.
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