Le CVC, un outil fréquemment utilisé dans les OPA entre laboratoires pharmaceutiques
Sanofi-Aventis n’est pas le premier groupe pharmaceutique à employer un certificat de valeur conditionnelle (CVC, ou CVR pour contingent value right). L’outil est fréquemment utilisé dans ce secteur où les perspectives de chiffre d’affaires sont par nature aléatoires. Selon le cabinet de conseil PRTM, neuf laboratoires ont eu recours à un CVC au cours des dix dernières années. AstraZeneca l’avait notamment employé lors du rachat en 2009 du Français Novexel.
A l’origine, les CVC couvraient le risque supporté par le vendeur d’une entreprise lors d’une transaction par échange de titres. Depuis, la formule a été adaptée pour offrir au vendeur un complément de prix et permettre à l’acheteur d’ajuster son offre aux résultats de la cible. En 2008, pour emporter British Energy, EDF a mis en place un CVC dont la valeur dépend de la production d’électricité nucléaire de l’électricien britannique et des prix de gros de l’électricité dans le pays. En 2010, EDF a ainsi versé 44 millions de livres supplémentaires aux actionnaires de British Energy. Le CVC s’éteindra en 2019. Coté à Londres, le CVR British Energy a perdu depuis 70%, en raison notamment d’une liquidité faible sur ce type d’instruments.
Le CVC présente moins de risque qu’un certificat de valeur garantie (CVG), en vogue à la fin des années 90, et employé par BNP lors de l’OPA sur Paribas. Dans ce cas, l’acheteur s’engage à payer un prix défini à l’avance quelle que soit la performance opérationnelle. Comme pour une option, il gagne lorsque le cours de la cible est supérieur au prix du CVG à l’échéance mais perd dans le cas inverse. En 2004, France Télécom a dû verser 2 milliards d’euros supplémentaires aux actionnaires d’Equant alors qu’à cette époque la filiale ne capitalisait plus que 1,7 milliard d’euros.
{"title":"","image":"76738»,"legend":"SANOFI \/ CVC GENZYME»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L'activité du secteur privé se stabilise en zone euro, pas en France
L'indice PMI composite de la zone monétaire est tout juste à l'équilibre en juin. Il s'améliore moins que prévu dans l'Hexagone et demeure dans la zone de contraction. -
BPCE et Nexity s’allient pour distribuer du logement neuf et réhabilité
Les deux entités entrent en négociations exclusives et projettent de créer une entreprise commune. -
Les fonds actions marchés émergents à la loupe #173
En dépit du contexte géopolitique incertain, ces fonds continuent de tirer leur épingle du jeu avec une performance moyenne sur 12 mois de 54,46%, le tout en étant soit article 8 soit article 9 selon la réglementation SFDR.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
- La guerre en Iran relance l’intérêt des obligations indexées sur l’inflation
Contenu de nos partenaires
-
Trois millions d’euros ou « ça sera la liquidation » : la Fonderie de Bretagne placée en redressement judiciaire
Ce vendredi, l’industriel spécialisé dans la production de pièces automobiles a été placé en redressement judiciaire, seulement un an après son rachat par Europlasma -
Leon XIV à Paris face au « en même temps » pas très catholique d’Emmanuel Macron
Le 26 septembre, le pape célèbrera une messe à Paris, place de la Concorde et sur les Champs-Elysées. Ce geste fort d'Emmanuel Macron intervient sur fonds de désaccords profonds -
TribuneL'IA transforme l'électricité en intelligence – par Philippe Corrot
L'IA qui transforme l'électricité en intelligence, voici la plus grande source de progrès à venir. Les data centers avalent des mégawatts et restituent du raisonnement, de l'analyse, des décisions. Pour la première fois, l'intelligence devient une ressource industrielle, produite à la demande sans limite