Le comité ad hoc de Vivendi se penche sur l’offre améliorée de Bouygues
Composé de quatre administrateurs, le comité ad hoc de Vivendi s’est réuni hier soir pour examiner dans ses grands principes l’offre améliorée de Bouygues sur SFR, ont rapporté plusieurs titres de presse. Le groupe étant lié à Altice, maison-mère de Numericable par un accord d’exclusivité qui court jusqu’au 4 avril, il n’aura aucun échange avec Bouygues durant cette période.
Mais selon une source proche du dossier, citée par le Wall Street Journal, cet examen doit permettre au conseil d’administration de décider de la meilleure option pour Vivendi une fois la période d’exclusivité expirée. Pour mémoire, Altice propose 11,75 milliards d’euros en numéraire et une participation de 32% du capital de l’ensemble SFR-Numericable. De son côté, Bouygues, qui s’est allié à d’autres investisseurs français (dont la CDC), a relevé la partie en cash de son offre pour la porter à 13,15 milliards d’euros.
Il y a un autre levier sur lequel Bouygues entend jouer, c’est celui de l’emploi. Selon Les Echos et Le Figaro, Martin Bouygues a adressé il y a quelques jours une lettre d’engagement à la direction de SFR et Vivendi. «Nous tenons à renouveler sans ambiguïté nos engagements de maintenir l’emploi et de ne procéder à aucun licenciement économique, collectif, plan social, plan de départ volontaire dans le cadre d’un rapprochement entre SFR et Bouygues Telecom», écrit le PDG du groupe. L’expression «sans ambiguïté» est une critique en creux destinée à Altice, qui se réserve le droit procéder à des licenciements «en cas de revirement économique imprévisible».
Bouygues ne veut pas laisser de place au doute en affirmant que cet engagement n’est accompagné «d’aucune condition restrictive, en particulier liée à des évolutions de marché ou revirements économiques». De plus, le groupe diversifié ajoute que cet engagement est valable pour 36 mois à compter de la signature de l’accord de rapprochement, «dont nous comprenons qu’elle interviendrait avant la fin du premier semestre 2014».
Pour Numericable, cette période d’une durée identique débuterait à l’issue des négociations exclusives, c’est-à-dire à partir du 4 avril. Les syndicats de SFR, réunis en intersyndicale, réclament pour leur part que les deux repreneurs potentiels s’engagent sur un maintien de l’emploi pendant 48 mois.
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