Le ciel s’éclaircit pour Boeing grâce à la reprise de l’aviation commerciale
Boeing a accéléré le rythme de ses livraisons de 737 et 777 au troisième trimestre, surmontant les problèmes liés à un approvisionnement défectueux. Une reprise qui est venue compenser les retards des programmes 787 Dreamliner et 747-8, qui avaient contraint le groupe de Chicago à inscrire une charge exceptionnelle de 3,5 milliards de dollars. Sur le trimestre écoulé, la division d’aviation commerciale a dégagé un chiffre d’affaires de 8,7 milliards de dollars, en hausse de 11% en glissement annuel, et un résultat d’exploitation de 1,01 milliard, contre une perte de 2,8 milliards un an auparavant. La marge opérationnelle ressort à 11,6%.
211 commandes nettes ont été passées au cours du trimestre, un contraste saisissant avec la période comparable de 2009 où le carnet n’avait enregistré que 79 commandes nettes. Sur neuf mois, les commandes nettes s’élèvent à 392, devant son rival Airbus (328). Dans son ensemble, le bénéfice net du groupe ressort à 837 millions de dollars (1,12 dollar par action) et le chiffre d’affaires à 16,9 milliards de dollars. «Sur le plan de l’activité, ils se sont très bien comportés dans l’activité d’aviation commerciale, et cela compense d’une certaine manière la faiblesse de l’activité de défense, qui a inquiété les investisseurs», a estimé Troy Lahr, analyste chez Stifel Nicolaus. La division défense, espace et sécurité a vu son chiffre d’affaires se replier de 6% au troisième trimestre et son résultat opérationnel fondre de 23%, sous l’effet d’une baisse des prix.
Alors que la première livraison du 787 devrait survenir au cours du premier trimestre 2011, cet environnement globalement positif conduit Boeing à faire preuve d’optimisme. Le groupe prévoit désormais au titre de 2010 un bénéfice par action compris dans une fourchette de 3,8 à 4 dollars, contre 3,5 à 3,8 dollars précédemment. Il resserre en revanche de 500 millions de dollars sa fourchette de chiffre d’affaires annuel, désormais fixée entre 64,5 et 65,5 milliards de dollars, tablant sur une livraison de 460 appareils.
Côté trésorerie, le cash-flow opérationnel a atteint 1,9 milliard de dollars au troisième trimestre et devrait dépasser 1,5 milliard sur l’ensemble de l’année, alors que l’avionneur attendait un niveau égal à zéro auparavant. Pour 2011, la tendance devrait se poursuivre avec une prévision d’au moins 4 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
Fed-BCE : la hausse des taux longs entre dans la danse
Les pauses opérées en octobre ne marquent pas la fin du cycle de hausse des taux directeurs des deux banques centrales, estime Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe du Groupe BNP Paribas. -
Bouygues anticipe désormais une légère hausse de ses résultats en 2026
Porté par la bonne santé de sa filiale Equans, le géant français du BTP et des télécoms compense les turbulences subies par ses activités audiovisuelles et immobilières -
Air France-KLM reprend de l'altitude en Bourse après ses trimestriels
La compagnie aérienne profite de résultats supérieurs aux attentes et de la baisse du cours du pétrole. La stratégie de montée en gamme porte ses fruits.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
ÉvasionA chacun son Himalaya
Nichée au pied du toit du monde, cette retraite signée Six Senses attire, aux confins de l’Inde, une clientèle de dirigeants, curieux de l’ayurvéda et célébrités incognito, venue chercher un antidote à une folle époque. -
Global BritainLe « Londongrad » veut croire à un retour en grâce après la guerre en Ukraine
A première vue, tout sépare le prince belge Henri de Croÿ et l’oligarque russe Roman Abramovitch. Le premier est le patron du cabinet juridique Hélin International jugé depuis lundi pour complicité de fraude fiscale et association de malfaiteurs devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. C’est un enfant de la haute dont la lignée remonte au XIIe siècle. Originaire d’un village perdu près du cercle polaire servant de goulag, le second est un orphelin juif parti de rien qui a prospéré dans le pétrole à la suite du grand pillage des privatisations des années 1990 au lendemain de la chute de l’URSS. -
Touché couléCombat en mer : l’impressionnante flotte de drones d’Euronaval
Le grand salon de l’industrie de défense maritime fait la part belle aux drones de toutes tailles. Mais la vraie nouveauté tient dans la massification à venir des engins à bas coût, comme dans le ciel