Le chemin du renouveau reste encore bien sinueux pour TNT Express

Après l’échec du rachat par UPS et les pertes essuyées en 2012, le groupe néerlandais présentera sa stratégie actualisée le 25 mars
Benoît Menou

Rendez-vous est pris le 25 mars. TNT Express a promis de lever le voile à cette date sur les détails de sa stratégie actualisée (avant l’assemblée des actionnaires du 10 avril). La publication hier des résultats 2012 a tout de même contraint le groupe néerlandais de messagerie à évoquer quelques pistes, un mois après l’échec du rachat par UPS. Une opération qui aurait selon la Commission européenne faussé le jeu de la libre concurrence en Europe.

Le délai de réflexion demandé par TNT Express met les nerfs des observateurs à rude épreuve. Le groupe doit se fixer un nouveau cap alors qu’il traverse une passe opérationnelle délicate, avec peu d’espoir d’amélioration de l’environnement en 2013. Acteur indépendant contre son gré, le groupe ne se voit pas comme une cible, selon son directeur général par intérim Bernard Bot. Le dirigeant a évoqué un renforcement significatif du plan d’économies de coûts, n’excluant pas des suppressions de postes ou des réductions de capacités de la flotte d’avions. Le programme d’économies annuelles initié en 2011, déjà porté de 50 à 100 millions d’euros, est effectif aux deux tiers, selon le groupe. «Il y a beaucoup d’actions positives que le groupe peut engager afin d’améliorer la rentabilité», a assuré Bernard Bot, qui a notamment confirmé des négociations en cours concernant la cession des activités brésilienne et chinoise. Ces projets correspondent à l’accent mis sur le développement en Europe, où TNT Express dispose d’une solide part de marché, et à la volonté de mise en place dans le monde d’un réseau de partenariats avec des «compagnies aériennes de premier plan».

Les résultats passés invitent à la prudence. Au quatrième trimestre, «dans la lignée des trimestres précédents», le chiffre d’affaires est en repli de 0,5% à 1,86 milliard d’euros. Les résultats opérationnel et net restent dans le rouge en dépit d’un relatif redressement grâce aux économies (respectivement 71 millions d’euros contre 104 et 148 millions contre 173). Lueur d’espoir, le chiffre d’affaires a tout de même progressé de 1% sur le Vieux Continent, à 1,17 milliard. Certes au prix d’un résultat opérationnel ajusté en chute de 26% à 69 millions du fait d’une concurrence toujours plus vive. En Asie, l’activité a baissé de 12% (421 millions pour un résultat d’exploitation toujours proche de l’équilibre (+5 millions contre une perte de 3 millions).

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