Le capital de Gecina se restructure progressivement
Alors que Gecina inaugure cette semaine le nouveau centre Beaugrenelle à Paris, le capital de la foncière continue de changer de mains. Grupo Prasa a en effet placé un bloc de titres Gecina, pesant environ 1,3% du capital pour près de 80 millions d’euros. L’opération menée par Société générale CIB dans le cadre d’une procédure accélérée a porté sur 832.563 titres, au prix unitaire de 94,75 euros, selon l’agence Reuters. Ce prix représente une décote de 5,2% par rapport au cours de clôture de jeudi, et de 5,2% par rapport à l’ANR triple net de 99,9 euros fin juin 2013.
Déjà en novembre 2012, Grupo Prasa avait réalisé un placement portant sur 1,5% du capital au prix de 83 euros par action par l’intermédiaire d’Exane BNP Paribas. «Cet actionnaire a été identifié comme l’un des rares actionnaires espagnols entré au capital de Gecina au moment de l’accord de séparation, note Kepler Cheuvreux. Nous comprenons que ce groupe était assez proche des intérêts de Rivero, non seulement comme actionnaire de Gecina, mais aussi de Sanyres et Bami».
Cette cession «suggère que le risque d’afflux massif de papier sur le marché est maintenant modéré: la participation de Rivero et Soler devrait être transférée à court ou moyen terme à Blackstone et CDPQ; Metrovacesa vend actuellement ses actions, mais l’appétit des investisseurs semble assez solide pour absorber leur bloc; et les actionnaires cachés espagnols, comme Banco de Castilla et Prasa ont peut-être déjà vendu leur participation», ajoute Kepler Cheuvreux.
En octobre 2010, Banco de Castilla avait cédé sa participation de 1,6% du capital au prix de 86 euros par action. Au 30 juin, Metrovacesa détenait 26,8% du capital de Gecina, le groupe Rivero 16,2%, le groupe Soler 15,2% et Predica 8,4%. Selon la presse espagnole Blackstone, Predica et Orion Capital Managers seraient intéressés à la reprise de la participation de Metrovacesa, qui envisage de céder ses parts dans la foncière française.
Depuis un mois, Gecina surperforme le marché, en hausse de 8%, contre 2,5% pour le CAC 40, notamment dans la perspective de la vente de Beaugrenelle. Un prix de «850 millions d’euros est aujourd’hui possible, estime Kepler Cheuvreux. Mais cela ne devrait pas apporter plus de 3-4 euros de valeur supplémentaire à l’ANR, pas assez pour soutenir la valorisation, compte tenu d’un marché de bureau qui devient plus difficile à Paris».
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