L’avis de tempête est maintenu sur le marché automobile européen
Comme le claironnent les constructeurs à grand renfort de campagnes publicitaires, la «prime à la casse» à la française vit jusqu’au 31 décembre ses dernières semaines. Comme chez nombre de pays voisins pourtant, qui ont eu également recours à des dispositifs incitatifs à l’achat selon des calendriers différents, la ruée auprès des concessionnaires le mois dernier a fait bien pâle figure en comparaison d’une base de vente très élevée l’an passé, au plus fort des aides publiques.
Après avoir ainsi bondi de 27,1% en novembre 2009 (par rapport au même mois de 2008), comme l’a rappelé hier l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le volume des immatriculations au sein de l’Europe des Vingt-Sept a chuté de 7,1% le mois dernier, à 1,07 million de véhicules. Soit, après huit mois consécutifs de baisse, un recul de 5,7% cette année.
Le marché hexagonal seul a cédé 10,8% en novembre et 2,4% depuis le début de l’année. Renault se distingue pourtant parmi les grands groupes du Vieux Continent, avec une hausse de 4,9% des ventes sur onze mois, tandis que les volumes écoulés par PSA, dont la part de marché a certes également progressé, ont abandonné 2,5%.
Louis Capital Markets estime plus généralement que «les grands groupes (européens) ont su gérer la crise». Le courtier veut croire qu’ils «devraient avoir les moyens de faire face à une année encore délicate grâce aux marchés émergents notamment».
Chez UBS, les analystes mettent de leur côté en lumière un «panorama contrasté», au sein duquel les constructeurs haut de gamme allemands ont pris une longueur d’avance en «commençant enfin à se stabiliser».
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