L’Autorité de la concurrence met Booking au pas
L’Autorité de la concurrence annonce mardi avoir obtenu de la centrale de réservation en ligne Booking.com des engagements «particulièrement étendus» pour stimuler la concurrence, en coordination avec la Commission européenne et les autorités italienne et suédoise. Ces engagements entreront en vigueur le 1er juillet 2015 pour cinq ans, avec un point d'étape prévu fin 2016. En cas de non-respect des mesures promises, Booking, filiale de l’américain Priceline Group, est passible dès le 1er juillet 2015 d’une amende représentant 5% de son chiffre d’affaires mondial, qui atteint environ 7 milliards de dollars. L’Autorité de la concurrence avait été saisie en 2013 par les syndicats hôteliers, auxquels s’est joint en février le groupe Accor.
«La France, la Suède et l’Italie ont travaillé de concert, en étroite coordination avec la Commission européenne, pour obtenir de Booking.com des engagements similaires dans ces trois pays», précise l’Autorité française dans un communiqué. La centrale de réservation s’engage notamment à renoncer à toute obligation de parité tarifaire à l'égard des autres plates-formes de réservation et à renoncer à la clause de parité tarifaire avec les canaux directs des hôtels, indique l’Autorité. Cette clause, que Booking s'était déjà engagée en décembre à supprimer, interdisait aux hôteliers de proposer des prix plus bas aux autres plates-formes de réservation sur internet. Le groupe supprimera aussi les obligations de parité de conditions et de parité de disponibilité des chambres.
Plus d'articles du même thème
-
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
Les incendies en Gironde illustrent l’écart entre pertes réelles et pertes assurées
Si les risques pour les particuliers ont concentré l’attention, les effets des incendies sur le tissu économique et touristique risquent d’être aussi lourds que durables pour la région. Les pertes réelles devraient largement dépasser les pertes assurées. -
LVMH renoue avec la croissance dans la mode et la maroquinerie
Les ventes de la principale division du géant du luxe ont retrouvé le chemin de la croissance organique au deuxième trimestre.
ETF à la Une
Amundi met en place deux ETF sur les puces mémoire et les centres de données
Contenu de nos partenaires
-
Lance-flammesIncendies : pour Marine Tondelier, les « pyromanes » sont aussi au gouvernement
La leader des Ecologistes a appelé Emmanuel Macron à convoquer une réunion de crise en « format Saint-Denis », avec les chefs de parti et les présidents des groupes parlementaires -
PolycriseMégafeux : branle-bas de combat pour les entreprises
Face à la situation en Gironde, l’urgence économique s’installe, 13 000 entreprises étant coupées du monde et obligées de recourir au système D. L'Etat priorise l'énergie et la question des indemnisations -
EditoMégafeux : la politique face à la peur et la colère
Comment faire quand l’émotion suscitée par une catastrophe comme celle frappant le Sud-ouest, emporte tout ?