L’augmentation de capital de CGGVeritas pourra atteindre 464 millions d’euros
CGGVeritas n’a pas attendu longtemps pour passer à l’action. Deux jours après avoir annoncé son projet de rachat du pôle Géoscience de Fugro pour 1,2 milliard d’euros, le parapétrolier français a lancé hier son augmentation de capital en numéraire avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS), destinée à financer un tiers de cette acquisition. Le montant brut de 414 millions annoncé pourrait en fait atteindre 464 millions en cas d’exercice des options et de conversion des Oceane 2016.
Le prix de souscription unitaire de 17 euros (4 actions nouvelles pour 25 actions existantes) fait ressortir une décote faciale de 30% par rapport au cours théorique de l’action ex-droit. Cet écart plus important que prévu conduira à une dilution théorique «d’environ 16% contre 10% anticipé» auparavant, relèvent les analystes d’Oddo Midcap qui jugent néanmoins l’opération attrayante pour les actionnaires actuels grâce aux DPS. Ces droits seront attribués après la clôture de la séance d’aujourd’hui, tandis que la période de souscription des actions nouvelles, qui commencera demain, prendra fin le 12 octobre. Le règlement-livraison et la cotation des actions nouvelles, immédiatement assimilées aux actions existantes, devraient avoir lieu le 23 octobre.
Le Fonds stratégique d’investissement (FSI), qui contrôle de concert avec IFP Energies nouvelles (Ifpen, ex-Institut français du pétrole) 10,7% du capital et 18,9% des droits de vote de CGGVeritas, accompagnera cette levée de fonds «à hauteur de la totalité des DPS attachés à ses actions et des DPS attribués à Ifpen qu’il s’est engagé à acquérir». Ifpen, qui possède 4,2% du parapétrolier, a en effet décidé de ne pas participer à cette opération et de céder l’ensemble de ses DPS à son partenaire «en vue de maintenir la participation capitalistique du concert à son niveau actuel», soulignent les deux actionnaires dans un communiqué commun.
En tablant sur des synergies de coûts limitées à 50 millions d’euros et sur une croissance de l’activité Géoscience de 10% en 2013 et 5% en 2014, le bureau d’analyse d’Exane BNP Paribas a calculé que l’acquisition aurait un impact positif de respectivement 2% et 7% sur le bénéfice par action du groupe élargi, après cette augmentation de capital. Si l’acquisition n’a pas lieu, la totalité du produit de l’émission sera affectée au remboursement de la dette du groupe.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIATMétaux stratégiques : l’autre front des tensions géopolitiques
Derrière les 20 % de brut mondial transitant par le détroit d'Ormuz, la crise affecte directement les métaux. La région détient 10 % des capacités de production d'aluminium, exposées à des dommages permanents, et sécurise 40 à 50 % des exportations mondiales de soufre, un intrant indispensable à l'extraction du cuivre et du nickel. -
PARTENARIATIA: où se situent les vraies opportunité d’investissement ?
L’IA crée des goulots d’étranglement techniques qui se transforment en opportunités majeures pour surperformer le marché. -
Prosus estime avoir réussi son virage stratégique
Le conglomérat technologique néerlandais table sur une hausse de son bénéfice par action sous-jacent comprise entre 19% et 28% pour son exercice clos fin mars 2026.
ETF à la Une
Generali Investments va lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Les méga-IPO sont le dernier signe avant-coureur de bulle spéculative
- La France domine toujours le classement des meilleurs masters en finance
- Le pétrole plonge après l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
- L’assurabilité climatique refait surface dans l’agenda politique
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance–Afrique : la fin du pré carré ?
Lors du sommet Afrique-France « Africa Forward » à Nairobi en mai dernier, le président Macron a affirmé que l’ère du pré carré français en Afrique était terminée, « depuis 2017 c’est fini », s’attribuant en quelque sorte cet état de fait. -
Un train de retardPourquoi les trains et réseau ferré de la SNCF sont peu adaptés aux chaleurs extrêmes
La vague de chaleur qui s’abat sur la France met en lumière l’inadaptation d’une partie du réseau ferré, dont la régénération est au cœur d’une future loi-cadre qui peine à être examinée. -
Tribune libreAnthropic, Starlink... : la souveraineté, c’est la règle, pas le pavillon
Depuis Bodin, la souveraineté désigne moins l’autosuffisance que la capacité de fixer la loi et de la faire respecter