L’assise internationale de Faurecia lui permet de confirmer ses objectifs
A la faveur d’une croissance toujours soutenue à travers la planète sur le trimestre écoulé, de juillet à septembre, Faurecia a confirmé hier l’ensemble de ses objectifs annuels relevés fin juillet dernier. De quoi susciter l’enthousiasme des opérateurs, le titre s’adjugeant un gain de 12,31% en clôture à 19,75 euros. Les objectifs 2011 de Faurecia passent par un chiffre d’affaires de 15,7 à 15,9 milliards d’euros, un résultat opérationnel de 620 à 650 millions, des investissements de 450 millions et un cash flow net voisin de 100 millions.
L’équipementier automobile, détenu à hauteur de 57,4% par PSA Peugeot Citroën, a en effet publié une progression de son chiffre d’affaires de 15,9%, en données brutes comme en organique, à 3,79 milliards d’euros. Sur les neuf premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de 11,94 milliards correspond à une progression de respectivement 18,3 et 15,7%.
Comme n’a pas manqué de le souligner Faurecia, la croissance des ventes de produits du groupe (76% du total, à savoir hors distribution de monolithes et facturation de frais de développement, d’outillage et de prototypes) sur l’ensemble des continents dépasse aisément celle de la production automobile. Cela tant sur trois mois (+13,5% en données brutes contre 5,5% dans le monde) que sur neuf mois (+16,8% contre 4,1%). Certes, comme le soulignent les analystes de CM-CIC Securities, Faurecia partage cette distinction avec Valeo. Le courtier estime ainsi que ces principaux acteurs français (avec Plastic Omnium) «devraient, quoi qu’il se passe en 2012, continuer de surperformer la production». CM-CIC confirme pourtant sa grande prudence sur le marché l’an prochain, dans l’attente de ventes en repli de 2% en Europe notamment.
Sur le Vieux Continent, où Faurecia affiche pour l’heure sa croissance la plus timide, le groupe surpasse pourtant le marché de respectivement 3,3 et 5,4 points sur trois et neuf mois. L’équipementier s’est par ailleurs réjoui sur le trimestre écoulé, toujours dans la vente de produits, de l’«accélération du développement» en Asie (+20,9% en organique) et de la «poursuite du fort développement» sur le continent américain (+26,1% au Nord et +22,5% au Sud). Dès lors, les ventes de produits hors d’Europe ont représenté 40,5% du total au troisième trimestre, 2,8 points de mieux qu’en 2010 et 14,9 points de plus qu’en 2009.
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