Lagardère n’a pas encore fixé les modalités du retour aux actionnaires
Lagardère plie mais ne rompt pas. En dépit d’un recul de 4,4% (-2,9% en comparables) de son chiffre d’affaires trimestriel à 1,88 milliard d’euros, en dessous des attentes du marché, le groupe de médias a confirmé son objectif de hausse de 0 à 5%, à changes constants, de son résultat opérationnel Média, supposant une baisse d’environ 7% des recettes publicitaires de Lagardère Active. Lors d’une conférence téléphonique, le groupe a précisé viser le milieu de la fourchette, soit 2,5%.
Au troisième trimestre, les quatre métiers du groupe affichent un recul et sur neuf mois, seul le publishing parvient à progresser très légèrement (+0,2%). Le chiffre d’affaires de Lagardère Active a reculé de 1,7% en comparables (-0,4% sur neuf mois), pénalisé par la chute de 11,2% des recettes publicitaires et le recul de 5,2% de la presse magazine. De mauvais chiffres que la hausse des recettes radios (+8,4%, dont +19,7%) n’a pas réussi à compenser entièrement.
Depuis quelques mois, le groupe est en pleine restructuration pour devenir un pur acteur des médias. Après la cession de sa participation de 7,4% d’EADS pour 2,28 milliards d’euros au printemps dernier, et la toute récente vente de ses 20% de Canal+ France pour 1,02 milliard d’euros, Lagardère a encore en chantier la cession de ses 42% de Marie-Claire, valorisés 125 millions d’euros en fin d’année dernière, et 90 millions fin juin.
Attendu sur l’affectation du produit de la vente des 20% de Canal+, Arnaud Lagardère a précisé que les détails du retour aux actionnaires n’étaient pas encore fixés. Auparavant, le groupe avait envisagé de reverser la moitié aux actionnaires – certains espèrent plus – soit 3,8 euros par action. Cette distribution exceptionnelle pourrait avoir lieu en fin d’année ou au premier trimestre 2014. L’autre moitié sera consacrée à la réduction de la dette, de 900 millions d’euros fin juin, et à des acquisitions.
Compte tenu d’une trésorerie nette attendue légèrement excédentaire en fin d’année, d’un dividende exceptionnel estimé à 500 millions d’euros et d’un dividende ordinaire stable à 170 millions, et du souhait de conserver une dette inférieure à 2,5 fois l’Ebitda, soit 1,3 milliard d’euros pour 2013, Gilbert Dupont chiffre la force de frappe de Lagardère à 700 millions d’euros.
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