L’actionnariat familial conforte son avantage en temps de crise
Rien ne vaut les entreprises familiales en période d’incertitude économique! Sur dix ans la surperformance des sociétés européennes cotées dont au moins 20% du capital sont aux mains d’une famille a atteint 60% (voir graphique) et 50% en excluant les sociétés financières, constate Syz AM. Elle est plus ou moins forte en fonction de secteurs. Ainsi, sur cinq ans, la surperformance n’est que de 5% pour les sociétés industrielles, mais de 9% dans la santé et de 25% dans la consommation cyclique. Fortes de ces progressions, les entreprises familiales ont quasiment doublé leurs poids au sein du Stoxx 600 à 19% aujourd’hui contre 11% dix ans plus tôt.
La société de gestion explique une telle surperformance par la nature même de ces entreprises familiales, qui adoptent une «véritable approche patrimoniale [assurant] l’alignement des intérêts entre l’entreprise et ses actionnaires». Signe de cette vision de long terme, le directeur général reste en poste en moyenne 14 ans, contre 7 ans dans une entreprise non familiale.
En outre, les sociétés familiales affichent des bilans plus solides, une meilleure conversion du cash flow avec des fonds propres significatifs et des réserves latentes importantes. Des atouts qui rendent l’entreprise moins dépendante des mouvements boursiers et plus flexibles, de telles réserves permettant de financer des acquisitions alors que les conditions actuelles de crédit sont plus restrictives, poursuit Syz AM.
Revers de la médaille, ces sociétés portent des risques spécifiques, comme la succession du dirigeant, en particulier du fondateur. Quant aux actionnaires minoritaires, ils doivent veiller à la préservation de leurs intérêts.
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