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L’accès au crédit des entreprises en Europe s’améliore progressivement
L’accès au crédit des entreprises en Europe s’améliore progressivement
18% des entreprises ont encore subi une réduction de ligne de crédit en 2012, montre la dernière enquête des trésoriers d’entreprise européens
Publié le
Yves-Marc Le Reour
A défaut d’être massive, une amélioration progressive des conditions de financement des entreprises est perceptible en Europe depuis un an. C’est l’une des principales conclusions de l’enquête menée entre novembre 2012 et février 2013 par l’Association européenne des trésoriers d’entreprises (EACT), présente dans 19 pays de la région.
Cette quatrième édition de l’enquête, qui a recueilli les réponses de 516 sociétés de toutes tailles, indique que 18% des entreprises ont été confrontées à une réduction de leur ligne de crédit au cours de l’année 2012, contre 22% un an plus tôt, 27% à l’été 2010 et un plus haut de 47% mi-2009. Seulement 11% ont dû subir l’annulation complète d’une facilité de crédit, contre 13% à l’automne 2011, 19% à l’été 2010 et 29% mi-2009.
Bien que 43% des sociétés aient constaté une augmentation, le plus souvent inférieure à 1%, de la marge bancaire applicable à des lignes de crédit non confirmées de court terme, cette proportion culminait à 80% au sommet de la crise financière. Durant l’année écoulée, un tiers d’entre elles ont également dû faire face à une hausse du spread sur des crédits confirmés; les raisons données dans ce cas par les établissements bancaires à ce resserrement tiennent d’abord à l’impact des nouvelles réglementations financières sur leur bilan.
Alors que seulement un tiers des répondants ont demandé aux banques une extension de lignes de crédit, cette requête a été acceptée dans 69% des cas pour une facilité de court terme et dans 80% des cas pour une ligne confirmée. Seulement 28% des entreprises annoncent avoir davantage utilisé les marchés des capitaux pour leurs opérations de financement.
Pour 44% d’entre elles, la part bancaire représente encore plus des deux tiers de leur dette financière. «Si les preuves d’une amélioration des conditions de financement existent, il est décevant de voir que les possibilités de croissance des entreprises, nécessaire au développement de l’emploi, restent sous contrainte», commente Richard Raeburn, président de l’EACT.
Les programmes alternatifs de financement (placements privés, papier commercial…) ne concernent qu’une entreprise de l’échantillon sur dix (une sur cinq pour l’affacturage). L’accélération de la centralisation de la trésorerie ressort en revanche pour 62% d’entre elles comme le principal moyen de trouver de nouvelles ressources financières.
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