Labrador veillera à la transparence de l’information sur le «say on pay»
Alors que pour la première fois les actionnaires d’une société française sont appelés à voter sur la rémunération des mandataires sociaux le 6 novembre prochain lors de l’assemblée générale de Pernod Ricard, Labrador vient d’intégrer l’analyse de l’avis de convocation à l’AG à son grand prix de la transparence de l’information réglementée. «La marge de progression est encore grande, avec 36% des sociétés du SBF 80 qui ne publient pas de brochures pédagogiques lors de la convocation à l’AG, se contentant du simple avis au Balo», constate Véronique Bruneau-Bayard, directrice du pôle conseil de Labrador.
Le spécialiste de l’information réglementée étudiera notamment l’an prochain les explications données par les entreprises pour préparer au premier «say on pay» des AG 2014. « En trois ans, nous avons pris la première place aux Etats-Unis comme conseil auprès des entreprises pour rédiger leur ‘proxy statement’, document préalable aux AG, qui explicite la position du conseil d’administration, notamment sur les rémunérations des dirigeants dans la perspective du ‘say on pay’. Déjà seize groupes du Fortune 100 nous ont rejoints, précise Laurent Rouyrès, président fondateur de Labrador. Nous allons avoir le même besoin de pédagogie en France sur l’avis de convocation».
Si le rejet de résolution sur les rémunérations reste très rare, «une approbation à seulement 70% est considérée comme un véritable désaveu, d’autant plus que les sociétés se comparent de plus en plus à leurs pairs, explique Véronique Bruneau-Bayard. Aux Etats-Unis, un vote à moins de 92% est déjà perçu comme insuffisant».
Pour la cinquième édition de son classement de la transparence des sociétés cotées (SBF 120) basé notamment sur l’analyse des documents de référence à travers 105 critères regroupés en quatre piliers (accessibilité, précision, comparabilité et disponibilité), Labrador constate une amélioration avec une note moyenne de 60%, en progression d’un point, et même de 3 points à pondération et critères constants (PCC), mais l’écart s’accroît entre le CAC 40 (67%) et les autres sociétés (57%).
Bic remporte à la fois le grand prix et le prix mid caps avec une note de 84%. L’Oréal (82%) remporte le prix large caps; une récompense pour un groupe qui se situait au-delà de la 40e place il y a trois ans. Pour sa part, Teleperformance (70%) obtient le prix de la progression, passé de la 112e à la 27e place en l’espace d’un an.
Plus d'articles du même thème
-
VanEck cote un ETF dédié à l'infrastructure physique qui entoure le développement de l'IA
VanEck cible l'infrastructure physique de l'IA, alors que les dépenses mondiales en data centers devraient dépasser 750 milliards de dollars cette année. -
PFA échoue à exiger de Meta plus de protection des enfants
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Meta, le fonds de pension danois a déposé une résolution visant à engager le géant de la tech à faire davantage en matière de protection des enfants sur les réseaux sociaux. La résolution n’a pas fait l’unanimité. -
Princeton revient sur le désinvestissement de ses pétrolières et fixe un objectif net zéro à 2046
Le fonds de dotation de l’université américaine Princeton abandonne le désinvestissement volontaire des sociétés pétrolières et gazières cotées adopté en 2022 et se fixe un horizon à 2046 pour atteindre la neutralité carbone de son portefeuille de 36,4 milliards de dollars.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Contenu de nos partenaires
-
ConcurrenceRoberto Vannacci, le caillou dans la chaussure (de droite) de Giorgia Meloni
Avec son parti, l’ancien général séduit des électeurs déçus par la normalisation de la coalition au pouvoir. La Présidente du Conseil est face à un dilemme explosif : l’embarquer ou le laisser prospérer avant les législatives de 2027 -
Emploi ou retraiteCumul emploi-retraite : pourquoi des députés et DRH dénoncent une réforme contre-productive
Alors qu’elle vise à inciter les seniors à rester en emploi, des opposants de plus en plus nombreux à cette réforme affirment qu’elle produira l’effet inverse -
Violences après le sacre européen du PSG : Lecornu veut faire payer « celui qui détruit »
Mardi 2 juin, Sébastien Lecornu a dénoncé les débordements survenus après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. « Un auteur d'un acte de violence ou de dégradation doit pouvoir réparer », a affirmé le Premier ministre à l'Assemblée nationale