La sortie d’EADS aura un effet positif sur le capital flottant de Dassault Aviation
L’annonce vendredi soir de la sortie progressive d’EADS du capital de Dassault Aviation n’a pas profité au cours de l’action du fabricant du Rafale. Il a cédé 6,81% à 1.005 euros lundi, après avoir bondi de 16% depuis le 4 novembre. Pourtant, à moyen terme, la réorganisation du capital du groupe aéronautique devrait avoir un effet positif sur sa valorisation à moyen terme.
D’une part, le rachat des actions d’EADS permet à Dassault Aviation d’optimiser son bilan. A la fin du premier semestre 2014, le groupe dormait sur 590 millions d’euros de trésorerie nette qui offre une rémunération limitée. D’autre part, l’annulation de 9% de son capital en auto-contrôle, gonflé par une partie des 8% rachetés auprès d’EADS au prix de 980 euros par action, entraînera une «relution de 9,2%» sur le bénéfice par action estimé pour 2015, calculent les analystes d’Oddo. L’effet pourrait être encore supérieur. Dassault Aviation s’est engagé à acheter jusqu’à la moitié des 10% supplémentaires qu’EADS pourrait être amené à vendre d’ici au 30 juin 2015, à un cours également plafonné à 980 euros. Dassault convoquera une assemblée générale des actionnaires d’ici à fin janvier 2015 afin de statuer sur la mise en place éventuelle d’un nouveau programme de rachat d’actions.
La sortie d’EADS, qui détenait initialement 46,32% du capital de Dassault Aviation, va aussi transformer le profil boursier du groupe de la famille Dassault. Après la première cession-annulation de titres, le capital flottant de Dassault Aviation va passer de 1,7% à 1,9%. Rien de révolutionnaire. Mais la sortie totale d’EADS, probablement avant la fin de 2015, permettrait de porter le flottant à 39% voire 41% si Dassault annule les 5% supplémentaires qu’il prévoit de racheter à EADS au premier semestre 2015. Pour Oddo, l’élargissement du flottant justifierait de supprimer la décote d’illiquidité de 20% dont souffre le titre actuellement.
Enfin, avec un capital clarifié, Dassault Aviation aurait les mains plus libres pour procéder à des acquisitions, ce que lui autorise son bilan actuel. La présence de son concurrent EADS à son capital pouvait en effet compliquer les marges de manœuvre de Dassault dans le secteur aéronautique. Sans parler des conflits d’intérêts que cela pouvait poser : l’Eurofighter d’EADS est l’un des principaux concurrents du Rafale.
Plus d'articles du même thème
-
Nanobiotix profite de données encourageantes dans le mélanome avancé
Les résultats sont tirés d'une étude de phase 1 concernant son traitement expérimental JNJ-1900. -
SpaceX a levé 40 milliards de dollars de dettes selon Elon Musk
Le milliardaire a indiqué sur son réseau social que son groupe avait obtenu cette somme grâce à sa bonne notation et à sa capacité à générer des revenus en dehors de l'intelligence artificielle. Il a en revanche mis en garde contre de futures faillites des entreprises du néocloud. -
La victoire de Lula va faire vaciller les marchés brésiliens
Le président brésilien sortant a battu Flavio Bolsonaro à la surprise générale avec 51,8% des suffrages. Les investisseurs avaient parié sur la victoire du fils de l’ancien président, plus pro-marché.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
Quoi de Neuf dans l’actualité Lifestyle du 26 octobre ?
Marin Montagut et Arthus Bertrand signent une collection de médailles porte-bonheur, ALL Accor revoit son programme de fidélité, Swatch fête les quinze ans de sa résidence d’artistes à Shanghai… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle. -
Ligne de crêteAu Sénat, un duel corso-corse sur l'autonomie de l'île
Au terme d’un parcours sinueux, le projet de l’autonomie de la Corse est soumis, ce lundi, au vote du Sénat où siègent Jean-Jacques Panunzi et Paul-Toussaint Parigi, les deux élus de l’île que tout oppose -
Lula réélu à la surprise générale au Brésil, Flavio Bolsonaro demande l’annulation du vote
Au terme d’un scrutin agité, le président sortant a été réélu avec environ 51,8 % des voix. Son rival, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro, n’a pas reconnu sa défaite