La Société de la Tour Eiffel va engager des discussions avec son actionnaire surprise
La Société de la Tour Eiffel n’avait pas vu le coup venir. La foncière se retrouve depuis quelques jours avec un nouvel actionnaire. Chuc Hoang, via trois de ses sociétés (MI 29, Eurobail et Foncière Wilson), a pris 10,77% du capital. Une montée éclair de cet investisseur impliqué par ailleurs au capital de Bigben Interactive. A l’origine de son irruption, la conclusion le 12 avril d’un contrat d’option d’achat d’actions entre MI 29 et Eiffel Holding, société de droit des Emirats Arabes Unis contrôlée par les fondateurs de Tour Eiffel.
Cette promesse porte sur 530.000 actions, soit 8,67% du capital. Elle pourra être exercée entre le 10 juin et le 30 septembre 2013 au prix de 46,80 euros par action, soit un montant total de 24,8 millions. Le solde de la participation a été acquis sur le marché. Chuc Hoang assure que l’opération sera financée sur ses capitaux propres et ne pas agir de concert. Avec le prix de l’option (2,76 euros pièce) et le dividende à venir (2,10 euros par action), la valeur totale de la transaction par action ressort à 51,66 euros, soit une prime de 15% par rapport à la moyenne du titre sur un mois.
Même si la promesse a été conclue avec le premier actionnaire de Tour Eiffel, le conseil d’administration compte connaître les réelles intentions de Chuc Hoang. Celui-ci ne veut pas prendre le contrôle de la société mais envisage de demander la nomination de deux administrateurs afin d’«exercer au sein de ladite société un rôle d’actionnaire actif et participer à la définition et à la conduite de sa politique», a-t-il précisé à l’AMF.
Tout en confirmant «son soutien à la direction et à la stratégie du groupe», le conseil a mis en place un comité composé de Mark Inch, Renaud Haberkorn ainsi que des administrateurs indépendants, Richard Nottage et Aimery Langlois-Meurinne, chargé d’engager des discussions avec Chuc Hoang et d’examiner les modalités de sa participation à la gouvernance du groupe.
Une situation délicate pour Mark Inch, président de Tour Eiffel, mais également actionnaire du holding qui a signé la promesse d’option à Chuc Hoang. «A titre personnel, je confirme mon engagement auprès de la société et de la direction, je détiens toujours directement ou indirectement près de 2% du capital et compte me renforcer dans les mois qui viennent», certifie Mark Inch.
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