La SNCF dément toute crise de gouvernance
Jacques Rapoport, PDG démissionnaire de SNCF Réseau, l’ex-RFF désormais fusionné avec la SNCF, a démenti vendredi matin toute crise de gouvernance à la tête du groupe ferroviaire public, assurant que l'équipe de direction travaillait «en parfaite harmonie». Le nom de son remplaçant n’a pas encore été annoncé.
La SNCF, qui a enregistré une perte nette de 12,2 milliards d’euros en 2015 sous l’effet d’une dépréciation de ses actifs, s’attend à un environnement compliqué en 2016 face à une concurrence et un risque terroriste toujours forts, a reconnu le président du directoire du groupe ferroviaire, Guillaume Pépy: «Nos clients ont le choix, c’est tant mieux, mais la concurrence s’intensifie». Comme annoncé en début de semaine, la valeur comptable des actifs de la compagnie ferroviaire a été revue à la baisse, avec une dépréciation de 9,6 milliards d’euros du réseau ferré, de 2,2 milliards d’euros des rames TGV et de 450 millions d’euros pour Gares et Connexions. En 2015, le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 31,4 milliards d’euros, en progression de 5% en un an, et le résultat net avant dépréciations à 377 millions d’euros. "Ça n’aura aucune conséquence sur nos actions 2016, c’est une opération purement comptable qui n’a pas beaucoup de portée réelle», a relativisé Jacques Rapoport. «Nous avons effectivement en matière de financement des problèmes à traiter mais nous sommes bien convaincus qu’ils le seront à travers les contrats de performance», a-t-il ajouté. Fin 2015, la dette de SNCF Réseau s'élevait à 42,3 milliards d’euros. Celle de SNCF Mobilités était de 7,8 milliards.
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