La sinistralité des entreprises a poursuivi sa baisse au troisième trimestre
Avec 11.800 redressements ou liquidations judicaires au cours du troisième trimestre, le nombre de défaillances d’entreprises a reculé de 7,7% en un an mais ce niveau n’est pas redescendu en-dessous de celui de l’automne 2008. Selon la dernière enquête trimestrielle de Coface sur le sujet, cette évolution «s’explique en grande partie par un recul de 13% enregistré en septembre, après la légère hausse du mois d’août». Pour l’ensemble de l’année, «nous tablons sur un nombre total autour de 60.000 cas», déclare Jean-Louis Bajon, directeur général de Coface Service.
Sur 12 mois glissants, ce repli des défaillances concerne une grande majorité des 22 régions surveillées. La Picardie (+8%), la Franche-Comté (+5%) et le Centre (+4%) constituent les exceptions les plus notables, la Bretagne et la Basse-Normandie affichant chacune une hausse des faillites plus modérée de 1%. Certains secteurs d’activité s’en sortent mieux que les autres, tels les produits minéraux et la chimie (-33,3%), les télécommunications (-23,4%) ou encore les services collectifs (-20,9%).
Le coût des défaillances pour les fournisseurs a diminué de 7,9% à 760 millions d’euros sur un an et de 4,1% à 3,7 milliards d’euros sur 12 mois glissants. Si les fournisseurs continuent d’être les premiers créanciers des entreprises défaillantes en représentant 27% de leur passif en valeur (contre 20% pour les banques), ce taux s’est néanmoins réduit par rapport au pic de 35% de fin 2006. Quant au nombre d’emplois menacés, il affiche un recul trimestriel de 4,4% sur un an à 37.333 personnes et de 4,1% d’une année sur l’autre sur 12 mois glissants à 182.656 personnes.
Cette évolution favorable est ternie par une diminution marquée des créations d’entreprises pour le 5e trimestre consécutif. Cette baisse atteint 24% par rapport au troisième trimestre 2010, 110.533 établissements étant apparus dont 86% de nouvelles entreprises commerciales. On constate une baisse des créations atteignant 28% pour les entreprises individuelles, ce qui reflète un essoufflement de l’autoentreprenariat depuis son lancement en janvier 2009. Sur 12 mois glissants, le repli de 15% a conduit à 594.737 nouveaux établissements créés touts statuts juridiques confondus, ce qui représente «la 8e baisse consécutive depuis février dernier».
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