La Saur prépare le refinancement de sa dette bancaire
Les travaux préparatoires en vue du refinancement de la dette de la Saur ont débuté. Depuis quelques semaines, les dirigeants du numéro trois français de la distribution d’eau derrière Veolia et Suez Environnement planchent sur un nouveau «business plan» en vue de le présenter aux 63 banques créancières de la société. Celles-ci sont de leur côté en train de constituer leur comité, avec en première ligne BNP Paribas, Natixis, Lloyds, RBS et Bank of Tokyo Mitsubishi.
Si le calendrier est respecté, les discussions sur le refinancement devraient débuter fin 2012 ou début 2013. Cette opération est doublement nécessaire. La Saur a cassé son covenant de levier (leverage) fin juin 2012, avec une dette nette représentant 8,83 fois l’excédent brut d’exploitation, au-dessus de la limite de 8,4. Ensuite, avec une dette bancaire de 1,6 milliard d’euros arrivant à échéance en 2014, le groupe doit prendre les devants, même s’il ne souffre d’aucun problème de liquidité.
L’objectif de ce nouveau plan économique vise à déterminer les capacités de génération de cash flow de la Saur. Si son activité a été pénalisée au premier semestre, notamment en raison du gel, son positionnement sur les communes rurales de petite et de moyenne tailles lui permet d’échapper à la pression à la baisse des prix, vive sur les grands marchés. Le développement sur certains marchés étrangers, notamment en Europe de l’Est, pourrait permettre d’accroître les flux de trésorerie. Ce plan devra également déterminer si la société a besoin d’un nouvel apport de fonds propres. Séché Environnement, qui détient 33% du capital, a déjà fait savoir qu’il ne réinvestirait pas. La position des autres actionnaires, le Fonds stratégique d’investissement (38%) et les fonds Axa PE et Cube Infrastructure (29% à eux deux) n’est pas arrêtée.
La perspective de ce nouveau plan a réveillé des intérêts indirects. Depuis quelques semaines, plusieurs repreneurs potentiels rôdent autour de la Coved, l’activité de collecte de papiers usagés de la Saur. Les noms de Paprec et de Fondation Capital ont été avancés. Plusieurs sources proches ont cependant démenti à L’Agefi tout projet de cession de la Coved mais également des autres activités annexes de la Saur, notamment celle de gestion d’infrastructures de loisirs pour les municipalités (campings, golfs…).
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