La saison européenne des résultats pourrait surprendre agréablement

Les investisseurs ne sont pas à l’abri de bonnes surprises après l’avalanche d’avertissements sur résultats et de discours prudents des entreprises
Benoît Menou

A l’entame de la saison de publication des résultats du troisième trimestre, les analystes se veulent rassurants. Tout du moins, le panorama pourrait bien être moins décevant que ce que les nombreux avertissements et avis de prudence lancés ces derniers mois ont pu laisser craindre. Deutsche Bank évoque ainsi des résultats «meilleurs ... ou plutôt moins mauvais» qu’attendu. Les stratégistes de la banque allemande misent sur une «stabilisation» et non une «poursuite du déclin» des résultats.

Si les risques demeurent quant à la croissance économique en Chine et en Europe, ils ne sont pas plus élevés que ceux existant il y a trois mois. Pourtant, comme le souligne la note d’étude, le consensus visant les résultats des sociétés du Stoxx 600 a été abaissé depuis début juillet de 5% tant pour 2012 que pour 2013. Deutsche Bank estime ainsi que la part des entreprises publiant un résultat supérieur aux attentes pourrait « facilement dépasser» celle, conforme à la moyenne historique, de 57% constatée au titre du deuxième trimestre. Ce ratio s’élevait alors au sein de l’indice à 38% pour les banques et à 71% pour la chimie.

Deutsche Bank tire sa confiance de l’étude de trois éléments. L’évolution (ou «momentum») du sentiment économique reflété par les indices PMI, tout d’abord, qui apparaît en amélioration relative à fin septembre par rapport à fin juin. Tout comme l’évolution du ratio de révision des prévisions calculé par les analystes de Deutsche Bank sur la base du poids relatif des révisions à la hausse et à la baisse. Enfin, le soutien apporté tout d’abord par la faiblesse de l’euro (en repli de 11% face au dollar sur un an au cours du trimestre écoulé), quand bien même la vigueur de la livre pénalise les groupes britanniques exposés au Vieux Continent.

Un son de cloche comparable à celui émis par la recherche HSBC, pour qui «les prévisions de résultats et de dividendes sont trop pessimistes». Les stratégistes de la banque misent en effet sur une progression de 0 à 5% des résultats 2012 contre un consensus cité évoquant une baisse de 4%.

A court terme toutefois, HSBC estime que les promesses de soutien illimité de la part des banques centrales, insuffisamment prises en compte par les investisseurs, auront davantage un effet de stabilisation du système financier qu’un impact sur la croissance économique et donc sur les résultats des sociétés.

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