La résistance de l’action limite la dilution réelle chez Carbone Lorraine
Les modalités de l’augmentation de capital avec droits de Carbone Lorraine sont désormais connues. Comme anticipé dans les simulations établies par L’Agefi, le groupe a opté pour une décote voisine de 30 %, afin de couvrir l’opération contre la volatilité éventuelle de l’action durant le placement.
Carbone Lorraine propose 4 actions nouvelles (à 17 euros l’unité) pour 17 détenues. Ce qui conduira à la création de 3,73 millions de nouveaux titres et à la levée de 63,4 millions d’euros. Avec un cours de référence de 25,83 euros (clôture du 17 septembre), l’opération valorise le droit de souscription (DPS) à 1,68 euro et l’action ex-droit à 24,15 euros. D’où une décote du prix de souscription sur le cours ex-droit de 29,6 %.
Si ce type d’opération est neutre en net pour le patrimoine de l’actionnaire (qu’il participe ou non à l’opération), les détenteurs du capital ne souscrivant pas à hauteur de leurs parts subiront en revanche une dilution. Or, à cet égard, la résistance de l’action depuis l’annonce de l’opération est plutôt de bon augure pour eux.
Certes, un actionnaire ne suivant pas subira dans tous les cas une dilution de 19 %. En revanche, la dilution réelle (pour un actionnaire réalisant une opération blanche) dépendra de la valeur du DPS et donc de l’action. Au prix théorique de 1,68 euro, la dilution réelle serait de 13,41 % selon nos calculs (voir tableau). Mais à la clôture de vendredi (26,16 euros avant détachement), le DPS valait 1,745 euro, réduisant déjà un peu la dilution. A l’inverse, si le cours s’était maintenu à 24,69 euros (niveau précédant l’annonce du projet le 16 septembre), le DPS n’aurait valu que 1,465 euro portant la dilution potentielle à près de 14 %.
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