La réorganisation opérationnelle et financière de Lafarge devrait être plus payante en 2012
La fin d’année 2011 a réservé une bonne surprise pour Lafarge. Si des dépréciations de survaleurs de 285 millions d’euros liées à la Grèce ont conduit le cimentier à enregistrer une perte nette de 3 millions au dernier trimestre 2011, le bénéfice d’exploitation courant est en légère croissance (+3% à 538 millions) grâce à des conditions météorologiques favorables, à une forte hausse des volumes sur les marchés émergents et au rebond des prix du ciment.
Pour l’exercice en cours, le groupe s’attend à une moindre inflation des coûts (+4% après +6%) combinée à une hausse des prix de vente, d’où une progression du marché cimentier comprise entre 1 et 4%. Dans les pays développés, «aucune reprise nette n’est anticipée», déclare le PDG Bruno Lafont.
Après avoir réalisé 250 millions d’euros d’économies de coûts en 2011, le cimentier estime que «les conditions sont réunies pour générer plus de 400 millions d’économies en 2012» sur un total de 500 millions annoncés à l’automne dernier. Cette accélération des baisses de coûts, qui s’appuiera sur une nouvelle organisation par pays, concernera les frais généraux, les coûts fixes et les dépenses énergétiques. Les zones émergentes devraient représenter 60% du total des économies programmées.
L’amélioration de la structure financière sera poursuivie, ce qui passera par plus d’un milliard d’euros de cessions d’actifs supplémentaires. Sont visés le ciment en Afrique du Sud et le plâtre en Amérique du Nord, région qui enregistre une stabilisation de la demande. Les investissements industriels seront par ailleurs ramenés de 1,2 milliard l’an dernier à 800 millions en 2012 et le dividende proposé sera divisé par deux à 50 centimes par action. «Les capacités de production dont nous disposons rendent inutile une reprise de nos investissements avant 2015», estime Bruno Lafont.
L’endettement net, réduit de 2 milliards, à 12 milliards l’an dernier, «continuera à baisser en 2012 grâce à la mise en œuvre d’actions visant à maximiser nos cash-flows opérationnels», promet donc Bruno Lafont. Le groupe vise un ratio de cash-flow sur dette nette de 28% «le plus vite possible» (13,2% en 2011), afin de retrouver une note de crédit en catégorie «investissement». Bénéficiant de 3,2 milliards d’euros de disponibilités, plus 4 milliards de lignes de crédit non tirées, il pourra largement honorer ses échéances de dette (1,4 milliard) en 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Les ETI françaises trouvent leur salut à l’international
Le baromètre annuel de Bpifrance salue notamment la poursuite des investissements de transition et l’appropriation de l’IA par ce segment résilient d’entreprises. -
KNDS veut faire ses armes en Bourse sans mobilisation générale
Très attendue, la cotation du fabricant de chars franco-allemand devrait avoir lieu dans les prochaines semaines. Elle consistera uniquement en une cession de titres existants et les particuliers ne pourront pas y participer. -
L'ancien directeur financier de Pfizer rejoint Nike
David M. Denton rejoindra le fabricant sportif en tant que vice-président exécutif et directeur financier le 17 août prochain.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
DégelClimatisation : les zones d'ombre du plan du RN
Le RN veut faire de la climatisation sa réponse aux vagues de chaleur. Mais derrière le slogan, lancé depuis un an, le coût du dispositif, son périmètre exact et son financement font encore l'objet de discussions internes. Une conférence de presse est prévue début de semaine prochaine -
Présidentielle 2027Edouard Philippe en campagne au coin de la rue
Dans sa course à l'Elysée, le maire du Havre a décidé de prendre les chemins détournés. Il met en avant son écharpe tricolore plus que les trois années passées à Matignon. Ce qu'aucun de ses principaux concurrents ne peut faire -
Canicule : ces autorisations spéciales d'absence accordées à certains profs
Certains rectorats font preuve de souplesse pour les enseignants vulnérables aux chaleurs extrêmes