La prudence d’Arkema à court terme indispose les investisseurs
Affichant «une énorme confiance dans ses prévisions 2015», le PDG d’Arkema, Thierry Le Hénaff, n’a pas caché hier la faible visibilité à court terme de son environnement macroéconomique, ce qui a entraîné une chute de 6,3% à 47,1 euros du cours de Bourse du chimiste. Confirmant une hausse d’environ 30% de son excédent brut d’exploitation à plus d’un milliard d’euros pour l’exercice en cours, Thierry Le Hénaff estime que l’ex-filiale de Total sera en mesure de continuer à répercuter à ses clients la hausse des prix des matières premières au dernier trimestre.
Mais le dirigeant annonce le retour d’une saisonnalité qui influencera négativement l’activité ce trimestre, une tendance «renforcée par la prudence accrue des clients dans la gestion de leur niveau de stocks de fin d’année, compte tenu du contexte macroéconomique plus incertain et d’hypothèses de croissance plus basses aux Etats-Unis et en Europe». Ceci concerne particulièrement le PVC, les peintures architecturales et la réfrigération. A cela s’ajoutent la maintenance annuelle programmée de certaines usines dans l’acrylique, les polymères et les gaz fluorés. Concernant la structure de bilan, la dette nette qui représente 25% des capitaux propres à fin septembre inclura en fin d’année les effets du rachat de certaines activités de Seppic, filiale d’Air Liquide.
La croissance de 19% du chiffre d’affaires trimestriel à 1,85 milliard d’euros est due à l’impact favorable des prix de vente et de la consolidation depuis le 1er juillet des résines de spécialités rachetées à son ancienne maison-mère. Ceci a largement compensé la baisse organique de 3,7% des volumes et la contribution négative de 3,2% des effets de change. Les difficultés du marché de la construction en Europe ont notamment pesé sur les débouchés des applications PVC.
Supérieur de 5% au consensus, l’excédent brut d’exploitation a progressé de 7% à 263 millions, bénéficiant du démarrage d’unités de production en Chine et plus généralement du dynamisme des marchés asiatiques. Ceux-ci devraient représenter 25% des débouchés du groupe à l’horizon 2015 contre 20% cette année. Relevant «la surperformance des polymères techniques», les analystes de la Société Générale jugent intacte la capacité de résistance du groupe. Ceux d’ING estiment en revanche que «si l’année 2011 est quasiment bouclée, il reste un long chemin à parcourir pour 2012».
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