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La prévision de deux grosses IPO redonne espoir au marché actions brésilien
La prévision de deux grosses IPO redonne espoir au marché actions brésilien
Le cimentier Votorantim Cimentos prévoit de lever 5,4 milliards de dollars, et Banco do Brasil 6,1 milliards en cotant sa filiale d’assurance
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Patrick Aussannaire
Le marché brésilien cherche un nouveau souffle. Alors que l’indice Bovespa affiche sa pire performance depuis 2000 en ce début d’année, le cimentier brésilien Votorantim Cimentos a annoncé un projet d’introduction en Bourse dont il espère tirer 5,4 milliards de dollars (4,1 milliards d’euros). Le groupe, qui a vu son résultat progresser de 92% à 1,64 milliard de réaux (628 millions d’euros) en 2012, prévoit une double cotation au Brésil et sur le Nyse sous forme d’ADR (American Depositary Receipt). L’IPO, dirigée par Morgan Stanley, JPMorgan, Banco Itau, Credit Suisse et BTG Pactual, pourrait être réalisée au second semestre. Les fonds levés financeront les projets d’expansion du groupe, fondé en 1993 et devenu le huitième producteur de ciment au monde.
Parallèlement, Banco do Brasil a réitéré son projet, un temps gélé, de cotation de sa filiale d’assurance, BB Seguridade Participacoes. La banque brésilienne mettra ainsi sur le marché 675 millions de titres à un prix unitaire compris entre 15 et 18 réaux. Une opération qui pourrait lui rapporter jusqu’à 12,2 milliards de réaux. La compagnie aérienne Gol Linhas Aereas Inteligentes prévoit également de coter une filiale pour 1,35 milliard de réaux et Alupar Investimento pour 1,16 milliard. Au total, le montant des IPO atteindrait ainsi 12,7 milliards de dollars.
De quoi ranimer un marché des IPO en panne sèche. Deux introductions seulement ont été réalisées au Brésil depuis le début de l’année pour des montants très modestes de 265 millions et 32 millions de dollars. Pire : trois projets de cotation ont été retirés. L’année 2012 avait déjà été pauvre avec 7,6 milliards levés sur 28 opérations, les plus faibles volumes depuis 2005, et en baisse de 32% par rapport à 2011.
«Si vous émettez des actions dans un secteur qui a le vent en poupe, vous n’aurez aucun problème à lever des capitaux», estime Gabriel Wallach, gérant chez BNP Paribas Investment Partners. Il ajoute en outre que «l’indice Bovespa est trop centré sur les actions du secteur des ressources énergétiques, et accueillerait avec joie des émissions de titres d’autres secteurs». L’indice a plongé de 13% depuis le début de l’année, la performance la plus médiocre parmi les grands pays émergents, pénalisée par la chute des groupes spécialisés dans les matières premières, qui pèsent actuellement à hauteur de 41% dans le Bovespa.
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