La place de Peugeot dans le CAC 40 est de plus en plus menacée
Le constructeur, dont le cours a quasiment chuté de moitié depuis janvier, est la plus faible capitalisation «flottante» de l’indice
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Olivier Pinaud
Le cours de Peugeot a chuté de près de moitié depuis le début de l'année. Photo: PHB/Agefi
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La décision serait forte et symbolique mais finalement assez logique. Lors de sa prochaine réunion, attendue autour du 7 septembre, le Conseil scientifique des indices de la Bourse de Paris pourrait retirer Peugeot du CAC 40. Le constructeur automobile, dont le cours a chuté de près de moitié depuis le début de l’année, affiche l’une des plus faibles capitalisations de l’indice, avec seulement 2,38 milliards d’euros, ce qui le place au-delà de la 65e place de la Bourse de Paris. Surtout, en termes de capitalisation dite «flottante», c’est-à-dire en retirant les participations des actionnaires de contrôle, critère qui fait référence, Peugeot tombe au 71e rang.
Compte tenu des montants traités sur le marché de son titre, le constructeur automobile garde des atouts face aux autres valeurs menacées, comme Alcatel-Lucent et STMicro. Mais comme le rappellent les analystes d’Exane BNP Paribas, le Conseil scientifique des indices a montré par le passé que ce critère de liquidité n’était pas suffisant pour rester au CAC 40, sans quoi Air France-KLM aurait peut-être pu sauver sa place en septembre 2009. Une sortie de l’indice contraindrait les gérants qui répliquent sa composition à ajuster leurs positions ce qui créerait une pression vendeuse sur le cours de l’action Peugeot. Alcatel-Lucent et STMicro font également partie des valeurs menacées d’éviction.
A l’inverse, Solvay, Arkema et Sodexo pourraient être les grands bénéficiaires de la revue annuelle des indices. Toutefois, selon Exane BNP Paribas, des trois candidats, le groupe de chimie belge, qui a récemment fusionné avec Rhodia, offre le profil le plus équilibré pour intégrer le gotha de la Bourse de Paris: plus grand qu’Arkema et plus liquide que Sodexo.
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