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La mise en Bourse de Canal+ France reste l'une des priorités de Lagardère
La mise en Bourse de Canal+ France reste l’une des priorités de Lagardère
Le groupe compte reprendre ses discussions avec Vivendi pour trouver un moyen de vendre ses 20% au capital de la chaîne à péage
Publié le
Olivier Pinaud
Arnaud Lagardere en mai 2012. Photo: Denis Allard/REA
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Lagardère n’a pas perdu espoir de pouvoir céder sa participation de 20% au capital de Canal+ France, la filiale à 80% de Vivendi. Selon Dominique D’Hinnin, co-gérant et directeur financier du groupe de médias, les discussions pourraient reprendre avec la direction de Canal+ en vue d’une reprise du processus d’introduction de la chaîne de télévision à péage. «Nous essaierons encore et encore. C’est l’une de nos principales priorités», a affirmé Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe, lors de la publication de ses résultats semestriels. Le processus avait été arrêté en mars 2011, en raison des turbulences des marchés boursiers.
Le dirigeant se dit satisfait de ses relations avec la nouvelle direction de Vivendi, dont Jean-Bernard Lévy a quitté en juin la présidence du directoire, tout en précisant que les conditions de marché n'étaient pas encore idéales. Dominique D’Hinnin a également reconnu que les incertitudes réglementaires pesant sur Canal+ ne sont pas encore tout à fait levées. Canal+ attend le feu vert du Conseil supérieur de l’audiovisuel pour le rachat des chaînes gratuites Direct 8 et Direct Star à Bolloré.
Surtout, l’Autorité de la Concurrence a imposé fin juillet des conditions à Canal+ avant d’autoriser définitivement le rachat du bouquet satellitaire TPS par le groupe de télévision payante. Un facteur de risque trop lourd qui devra être levé avant de pouvoir relancer le processus.
En attendant, Lagardère contient la dégradation de son environnement économique. Au premier semestre, son chiffre d’affaires a plié de 0,2% à données comparables, pour revenir à un peu moins de 3,4 milliards d’euros. Le résultat opérationnel des activités médias est ressorti à 112 millions d’euros, en repli de 33%. Mais selon Arnaud Lagardère, «le second semestre devrait bénéficier d’une amélioration sensible de la profitabilité».
Il compte notamment sur une «nette amélioration» de la rentabilité de Lagardère Publishing, la deuxième division du groupe en termes de chiffre d’affaires, qui devrait profiter de la sortie de The Casual Vacancy, le premier roman pour adultes de J.K. Rowling, l’auteur de la série Harry Potter, et sur la traduction française du roman Fifty Shades of Grey de E.L. James. Le groupe a confirmé son objectif d’un résultat opérationnel courant médias stable pour l’exercice.
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