La maison-mère d’American Airlines est désormais prête à négocier une fusion

Des contacts vont être prochainement pris avec cinq compagnies aériennes américaines, selon une source proche du dossier
Yves-Marc Le Reour

Le chemin d’une simple restructuration financière semble s’éloigner pour AMR, maison-mère d’American Airlines placée sous le régime de protection des faillites depuis novembre. Dans une lettre envoyée aux salariés, le directeur général Tom Horton vient d’annoncer qu’une plus grande visibilité sur les perspectives de revenus et de coûts «permet désormais d’envisager des fusions potentielles qui renforceraient la force de frappe de la nouvelle compagnie». Le dirigeant a ajouté qu’il allait «bientôt commencer à nouer des contacts avec les parties intéressées». Afin de réduire sa base de coûts d’au moins un milliard de dollars par an, le groupe a conclu mardi un accord avec ses pilotes et avec deux syndicats de mécaniciens et d’autres personnels au sol, les négociations se poursuivant avec le personnel de bord.

«Cette déclaration n’est pas en soi surprenante, mais elle arrive un peu plus tôt que prévu», considère Hunter Keay, analyste chez Wolfe Trahan à New York, en ajoutant que le souci principal des dirigeants de la compagnie est de satisfaire ses créanciers. Or le comité des créanciers, au sein duquel figurent les syndicats, a déjà exprimé sa préférence pour une fusion avec US Airways. Cette dernière a d’ailleurs exprimé sa satisfaction en réaction aux propos de Tom Horton. Quant aux pilotes, ils jugent que les propos du directeur général «vont dans le sens d’une consolidation qui serait la plus prometteuse pour l’avenir de la compagnie».

Le directeur général, qui ne veut pas se lier les mains au début d’un processus de négociation qui devrait durer jusqu’à l’automne, discutera des options de consolidation dès aujourd’hui avec le comité des créanciers composé de neuf membres. Selon une source proche du dossier, la direction d’AMR ciblerait une fusion potentielle avec cinq autres compagnies, US Airways, mais également JetBlue, Alaska Air, Republic Airways et Virgin America.

L’un des points clés encore sans réponse est de savoir qui sera en charge de la nouvelle entité fusionnée et si la transaction peut avoir lieu pendant qu’AMR est encore dans une phase de restructuration financière. Alors que la période d’exclusivité initialement obtenue pour proposer son propre plan de réorganisation expirait en septembre, AMR a obtenu la semaine dernière de la justice américaine une prolongation de cette période jusqu’à la fin de l’année 2012.

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