La gouvernance des Midcaps progresse fortement cette année

Cette amélioration est même impressionnante en matière d’audit interne et d’outils de prévention de la fraude, constate le baromètre 2013 d’EY
Bruno de Roulhac
L'étude de EY. Photo: PHB
L'étude de EY. Photo: PHB  - 

Bonne nouvelle. La gouvernance des sociétés cotées françaises continue à s’améliorer selon le panorama 2013 d’EY (ex Ernst & Young) en partenariat avec Labrador, présenté vendredi 4 octobre à l’Institut français des administrateurs (IFA).

Sur les 180 sociétés françaises étudiées (SBF 120 + 60 Midcaps), elles ne sont plus que 13% à afficher une notation «très faible» contre 16% l’an dernier et 20% en 2011. A contrario, une société sur cinq est notée «très bonne», contre seulement 4% en 2012. «Une progression due en partie à un fort effet rattrapage des valeurs moyennes, en particulier sur la transparence dans l’application du code de gouvernance, explique Dominique Pageaud, associé chez EY. Cette amélioration est même impressionnante en matière d’audit interne et d’outils de prévention de la fraude». Les Midcaps comblent aussi leur retard en matière de comités spécialisés. Désormais, près d’une sur deux est dotée d’un comité stratégique, contre 32% en 2012, tandis que les comités d’éthique et/ou RSE passent de 5% à 12%.

47% des sociétés se sont dotées d’un administrateur référent ou d’un vice-président, et même 63% au sein du CAC 40. Pour autant,«elles sont bien moins nombreuses à communiquer sur les missions de ce référent – possibilité de convoquer un conseil, réunir les administrateurs indépendants, etc. –, missions qui devraient être précisées dans le règlement intérieur», ajoute Thierry Moreau, directeur associé chez EY.

Si l’internationalisation des conseils français ne progresse pas, «le niveau n’est pas honteux avec 24% d’étrangers dans les conseils du CAC 40, contre 27% au Royaume-Uni, poursuit Bruno Perrin, associé chez EY. Néanmoins, l’avenir se situe à l’international et encore trop peu d’administrateurs viennent des Bric ou d’Afrique ». Pour attirer des étrangers, «certaines sociétés réfléchissent à les rémunérer davantage», confie Bruno Perrin. En termes de jetons de présence, la France reste à de faibles niveaux, 53.000 euros en moyenne annuelle sur le CAC 40, soit deux fois moins qu’en Allemagne et en Italie, et trois fois moins qu’au Royaume-Uni. Sans compter la très forte hétérogénéité, la fourchette allant de 11.000 à 152.000 au sein du CAC 40.

De nouveaux défis attendent encore les sociétés françaises : la mise en œuvre du say on pay, la représentation des salariés au conseil, et le seuil de 40% de femmes administratrices en 2017.

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