La génération de cash est le nerf de la guerre pour PSA Peugeot Citroën
Le retournement à la baisse du marché européen au second semestre 2011 a fortement pesé sur la division automobile de PSA. Celle-ci affiche une perte d’exploitation annuelle courante de 92 millions d’euros, correspondant à une marge de -0,2%. La marge courante consolidée de 2,2% a été sauvée par la bonne tenue des filiales Faurecia (équipements automobiles), Gefco (logistique) et Banque PSA Finance.
Le dérapage du BFR et la hausse de 30% des investissements ont débouché sur un cash-flow libre négatif de 1,6 milliard. L’endettement net atteignait près de 3,4 milliards à fin décembre 2011 contre 1,2 milliard un an plus tôt. Moody’s a d’ailleurs annoncé qu’elle plaçait sous surveillance, en vue d’un déclassement possible, la note de crédit Baa3 de PSA, située juste au-dessus de la catégorie spéculative. Si des liquidités totales de 9,5 milliards permettront au constructeur de faire face à ses échéances de dette (voir graphique), priorité est donnée à la génération de cash pour stabiliser sa structure financière.
Le groupe va donc porter cette année de 800 millions à 1 milliard ses économies de coûts et il réduira ses investissements dans l’automobile (révision du calendrier du projet indien, report de projets en phase de démarrage). Il compte améliorer le contrôle «qualitatif et quantitatif» des stocks qui seront ramenés à leur niveau de 2010 et lance un plan de cessions d’actifs totalisant 1,5 milliard, y compris les 440 millions provenant de la vente récente de l’activité de location automobile (Citer).
«La monétisation partielle des actifs immobiliers devrait rapporter environ 500 millions, le reste provenant de l’ouverture du capital de Gefco dont les détails ne sont pas encore définis», précise le président du directoire Philippe Varin sans donner d’objectif de résultat pour 2012. L’action PSA a chuté de 7% à 14,1 euros.
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